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Les Éditions Faton à nouveau fragilisées, un appel d’offres de reprise lancé

Presse. Nouveau coup dur pour les Éditions Faton à Dijon. Placée en redressement judiciaire, la maison d’édition spécialisée dans la culture, l’archéologie et la jeunesse fait désormais l’objet d’un appel d’offres en vue d’une reprise partielle ou totale.

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(Capture d’écran éditions Faton)

Nouveau coup dur pour les Éditions Faton à Dijon. Placée en redressement judiciaire, la maison d’édition spécialisée dans la culture, l’archéologie et la jeunesse fait désormais l’objet d’un appel d’offres en vue d’une reprise partielle ou totale. Une situation qui intervient après son rachat, il y a trois ans, par le groupe Pidevmédias, censé ouvrir une nouvelle phase de développement.

La maison d’édition dijonnaise, spécialisée dans les revues culturelles, les beaux livres et la presse jeunesse, est dans une mauvaise passe et fait l’objet d’un appel d’offres en vue d’une cession partielle ou totale, dans le cadre d’un redressement judiciaire ouvert le 26 mai. Les candidats intéressés ont jusqu’au 19 juin pour déposer une offre auprès de l’administrateur judiciaire mandaté à Dijon. La procédure concerne l’ensemble des activités de l’entreprise, articulées autour de trois pôles : art-archéologie, sport et jeunesse.

Le document publié sur une plateforme spécialisée dans les procédures collectives rappelle que l’entreprise historique édite des « revues d’exception » et des ouvrages destinés aux amateurs d’art, aux professionnels de la culture, ainsi qu’au secteur jeunesse. L’objectif affiché de la procédure est de rechercher une solution de reprise, totale ou partielle, susceptible d’assurer la poursuite de l’activité et la préservation d’une partie des emplois.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient alors même que l’éditeur dijonnais voulait retrouver un horizon plus stable après son rachat par le groupe Pidevmédias. Lors de cette acquisition, la société fondée à Dijon à la fin des années 1960 par Louis Faton mettait en avant un portefeuille de sept titres de presse, six magazines jeunesse, près de 250 monographies et beaux livres, 43 salariés ainsi qu’un chiffre d’affaires de 7 M€, en hausse de 8 %.

À l’époque, Pidevmédias présentait cette opération comme un levier de diversification stratégique, promettant « un nouveau chapitre de développement » pour les publications dijonnaises et des investissements destinés à soutenir leur croissance, notamment sur le numérique. Le groupe évoquait également des synergies possibles avec d’autres sociétés de son portefeuille médias afin d’accélérer les coopérations éditoriales et digitales.

Le retournement est donc brutal. Car derrière les promesses d’investissement, les interrogations n’avaient jamais totalement disparu. En interne, le changement d’actionnaire avait suscité des inquiétudes, notamment autour de l’indépendance éditoriale et du positionnement du groupe repreneur, éditeur, notamment, de Valeurs Actuelles. La situation économique du secteur n’a, elle non plus, rien arrangé : l’édition spécialisée et la presse culturelle demeurent confrontées à l’érosion des abonnements papier, à la hausse des coûts de fabrication et à une transition numérique encore difficile à rentabiliser.

Selon plusieurs observateurs du secteur, la recherche d’un repreneur pourrait toutefois intéresser des groupes éditoriaux patrimoniaux ou des investisseurs spécialisés dans les niches culturelles, précisément parce que Faton conserve une marque reconnue auprès d’un lectorat fidèle et fortement identifié. Reste désormais à savoir si une reprise permettra de préserver l’ADN de cette maison emblématique de l’édition culturelle dijonnaise.

Contactée à plusieurs reprises, la société n’a pu, ce lundi matin, être jointe.