Informations régionales économiques et juridiques
92e année

LPME, entreprise à mission au service du bon achat public

Services. Depuis le 30 juin, LPME est devenue entreprise à mission. Une reconnaissance pour l’entreprise dijonnaise qui accompagne depuis 2009 les donneurs d’ordres publics et les entreprises privées dans toutes les problématiques que peut soulever un marché public.

Yannick Paris (au centre) et ses collaborateurs ont formalisé leur raison d’être et se sont fixés des objectifs. DR

Entreprise à mission native, LPME accompagne depuis 2009 les donneurs d’ordres publics et les entreprises privées dans toutes les problématiques que soulève un marché public. Alors, lorsque la loi Pacte a formalisé ce nouveau statut, l’entreprise dijonnaise créée par deux anciens responsables des achats d’un établissement public rompus aux marchés exigeants et complexes s’est intéressée de plus près aux “sociétés à mission” pour en devenir finalement une le 30 juin dernier. « À vrai dire, je m’interrogeais sur le sujet depuis près d’un an et il y a six mois, nous avons commencé à réfléchir, avec l’ensemble de nos collaborateurs, sur nos activités et l’ADN de l’entreprise », confie Yannick Paris, cofondateur de LPME.

« Nous avons un passé très ancré dans l’activité du secteur public et pour nous, c’était naturel de garder toujours à l’esprit l’intérêt général »

Pour ce faire, l’entreprise a dû définir les caractéristiques de sa mission, à savoir sa raison d’être et les objectifs associés, avant de les soumettre en assemblée générale extraordinaire dans l’optique de modifier ses statuts.

« En complément de l’objet social, nous avons ainsi inscrit notre raison d’être, à savoir “Donner du sens aux marchés publics en contribuant à les rendre plus favorables au développement durable de la société”, ainsi que des objectifs, parmi lesquels : “promouvoir le développement d’une stratégie du bon achat public responsable dans les territoires de France métropolitaine, d’outre-mer et plus globalement où LPME intervient ; améliorer de façon continue la démarche de stratégie du bon achat public responsable mise en oeuvre par LPME ; accompagner tous les acteurs concernés par la commande publique dans l’acquisition, le développement et la mise en oeuvre des compétences nécessaires au bon achat public”. Et nous avons proposé un référent de mission en la personne d’Agnès Warcollier, notre associée de Marseille », développe, non sans une extrême précision, Yannick Paris.

Formaliser un engagement de longue date

Pour le cofondateur de LPME, cette démarche revient finalement à formaliser et à détailler ce que l’entreprise faisait déjà, avec une traduction concrète vis-à-vis d’objectifs et d’indicateurs précis et engageant l’ensemble des collaborateurs. « Nous avons un passé très ancré dans l’activité du secteur public et pour nous, c’était naturel de garder toujours à l’esprit l’intérêt général. » Une notion qui permet, en interne, de fédérer et de partager des valeurs encore plus fortes, mais aussi, un gage de qualité de l’engagement qui est pris à l’égard des clients.

« Tout en n’oubliant pas que nous serons, dans moins de deux ans, audités par un organisme tiers indépendant qui, sur la base de nos statuts, vérifiera qu’on ne s’est pas éloigné de notre mission principale et que nous remplissons bien les objectifs identifiés au préalable », complète Yannick Paris. Avec un développement de quelque deux recrutements par an, LPME, ses neuf collaborateurs et son intérimaire, travaille aujourd’hui sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine, ainsi que dans les territoires d’outre-mer.

Présents physiquement à Dijon, Lyon, Marseille et sur l’Ile-de-la-Réunion, l’entreprise à mission collabore déjà dans les Antilles et à Saint-Pierre-et-Miquelon et entend développer ses actions sur d’autres territoires comme la Nouvelle-Calédonie.

Antonin Tabard