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Nouvelle gouvernance, nouveau nom : la CPME 21 prépare sa mue

Patronat. Un an après avoir pris la présidence de la CPME Côte-d’Or, Éric Boudier s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre pour l’organisation patronale. À l’occasion des Trophées des managers, organisés le 18 juin à Norges-la-Ville, le dirigeant prendra officiellement la parole et dévoilera plusieurs évolutions importantes, même si l’une reste encore entourée de mystère : le nouveau nom de la structure.

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Photo de Éric Boudier
Éric Boudier (Crédits : JDP)

Arrivé à la tête de l’organisation en 2025 à la suite de Joeffroy Sécula, Éric Boudier n’avait jusqu’à présent pas réellement eu l’occasion de s’exprimer publiquement sur sa vision et ses ambitions. Chef d’entreprise bien connu dans le paysage économique local, ancien patron de la Métallerie Boudier, et figure engagée du monde patronal bourguignon, il entend désormais imprimer sa marque. Il donne rendez-vous vendredi prochain, le 18 juin, à l’occasion d’un déjeuner avec la presse, en amont du Trophée des managers du golf de Norges-la-Ville, pour évoquer ses actualités.

Actualités qui s’accompagnent d’une évolution de la gouvernance. Caroline Linares devient en effet la nouvelle secrétaire générale de l’organisation patronale départementale, en remplacement de Martin Six. Un renouvellement de l’équipe dirigeante qui intervient dans un contexte de transformation plus large de la confédération.

Grande assemblée des entrepreneurs

Car le principal sujet de curiosité concerne aujourd’hui l’identité même de la CPME. Vendredi prochain, l’organisation révélera officiellement son nouveau nom. Un changement qui s’inscrit dans la dynamique engagée au niveau national par le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi. Depuis plusieurs mois, celui-ci multiplie les références à la notion « d’entrepreneuriat » et à la nécessité « de rassembler l’ensemble des créateurs, dirigeants et indépendants au-delà du seul périmètre historique des PME ».

Les premiers indices sont déjà visibles. L’événement national phare de l’organisation, qui aura lieu le 25 juin au Parc des Princes à Paris, ne s’appelle plus Université de rentrée mais « Grande Assemblée des Entrepreneurs ». Une évolution sémantique qui traduit la volonté « d’élargir la représentation patronale à tous les entrepreneurs, quelle que soit la taille de leur structure », confie le patron de l’organisation syndicale.

Mettre en avant les entrepreneurs

Reste une question : quel sera ce nouveau nom ? À quelques jours de son dévoilement, le secret demeure remarquablement bien gardé. Dans l’écosystème économique dijonnais, rares sont ceux qui affirment disposer de la moindre information fiable. Chefs d’entreprise, responsables d’organisations professionnelles, partenaires institutionnels : personne ne semble en mesure de confirmer l’identité qui remplacera l’acronyme CPME.

Une discrétion qui alimente naturellement les spéculations. Une chose paraît toutefois acquise : la future appellation devrait mettre davantage en avant les entrepreneurs dans leur ensemble, reflet d’une organisation qui souhaite élargir son audience et son influence à l’ensemble du tissu économique local et national. Notre pari ? Un nom qui porte, en son sein, les mots « entrepreneurs », « assemblée » ou « confédération ». Réponse le 18 juin.

Le président du syndicat patronal, fort de ses 850 adhérents, souhaite également renforcer leurs liens alors que les chefs d’entreprise traversent une période de forte turbulence économique. Avec "La CPME à vos côtés", le mouvement s’inscrit déjà dans cette volonté, avec un accompagnement des pairs dès la détection de soucis chez le dirigeant adhérent et une aide ciblée grâce à la présence de la CPME au travers de ses mandats dans les instances décisives : Urssaf, Carsat, Tribunal de commerce, Prud’hommes... Enfin, conscient de la nécessité de travailler sur l’attractivité de certains métiers (Bâtiment, TP, Transports...), Érc Boudier lance l’idée d’un vaste Campus de l’apprentissage à Longvic, et évoque le travail formidable accompli à l’École des métiers dorénavant dotée d’un campus flambant neuf, un atout lorsqu’il s’agit de séduire des jeunes. Un enjeu décisif car la moitié des chefs d’entreprise seront partis à la retraite dans une décennie.