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Osmose ouvre ses portes

Côte-d’Or. Le bâtiment de 7.800 m2, est destiné à regrouper 400 agents des services centraux du conseil départemental de la Côte-d’Or, actuellement dispersés sur plusieurs sites. « Laboratoire d’innovation de l’action publique », selon la formule du président de l’exécutif départemental, le lieu ambitionne de créer de la transversalité dans le travail. Un atout pour capter et fidéliser les nouvelles générations au service du service public départemental.

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Contrairement au projet initial, les deux bâtiments ne sont plus bardés de bois. Les espaces extérieurs ont également été revus. À l’intérieur, des salles de détente, de créativité, un espace pour le sport, un espace pour venir travailler avec son enfant en l’absence exceptionnelle de moyen de garde dessinent un lieu de travail pensé comme un lieu de vie. (Crédit : JDP.)

Le président du conseil départemental de la Côte-d’Or, François Sauvadet, a joué les guides lors de l’ouverture à la presse du nouveau site Osmose, destiné à regrouper les services centraux de la collectivité. Un projet immobilier d’ampleur, présenté comme la préfiguration d’une nouvelle manière de travailler pour l’administration départementale.

Le dispositif repose sur deux sites d’environ 400 agents chacun : le site Tissot, qui accueille déjà une partie des services centraux, et le nouveau site Osmose. Ce dernier représente près de 7 800 m² de bureaux, répartis en deux bâtiments : un premier de 3.800 m², qui accueille le pôle « ressources et accompagnement des transformations », avec en premier lieu la direction du numérique et de l’intelligence artificielle ; un second bâtiment, d’environ 4.000 m², dédié au pôle « activité et développement durable des territoires ».

Cette concentration des services centraux doit permettre au Département de céder plusieurs bâtiments dont il était jusqu’ici propriétaire. Sur le plan énergétique, le nouveau site intègre récupération d’eau, chauffage et climatisation optimisés, ainsi que des panneaux photovoltaïques à usage interne - un choix présenté comme conforme aux standards environnementaux désormais appliqués à la plupart des bâtiments départementaux. François Sauvadet a par ailleurs tenu à préciser que les espaces de proximité, au nombre de douze dans l’agglomération, seront eux maintenus pour l’accueil du public, Osmose n’étant pas conçu pour recevoir des usagers.

Au-delà de la question immobilière, le président du Département assume une ambition plus large : faire de ce lieu « un véritable laboratoire d’innovation de l’action publique », fondé sur « l’utilisation raisonnée de l’intelligence artificielle ». La collectivité met en avant la constitution d’une équipe de data scientists et data analysts autour de Stephen Loureiro, directeur de la transformation, qui a permis à la Côte-d’Or de devenir, selon François Sauvadet, le premier département à disposer à la fois d’un cluster souverain et d’une puissance de calcul souveraine - allant jusqu’à louer cette capacité de calcul à des entreprises tierces.

Pour l’exécutif départemental, l’enjeu dépasse la seule modernisation technique : il s’agit de maîtriser ces outils pour ne pas en devenir dépendant, dans un contexte budgétaire qu’il qualifie lui-même de durablement contraint. L’intelligence artificielle est ainsi présentée non comme une menace pour le sens du travail, mais comme un outil mis à la disposition de chaque agent afin, selon les mots du président, de « retrouver plus de sens » à sa mission de service public.

Attirer une nouvelle génération d’agents

L’architecte René-Henri Arnaud (Architecturestudio, à droite) est revenu devant les élus sur les modifications apportées au projet. (Crédit : JDP.)

Troisième axe revendiqué par François Sauvadet : l’attractivité des métiers de la fonction publique territoriale. Le bâtiment a été conçu avec des espaces collaboratifs intérieurs et extérieurs, une salle de sport, un espace de restauration et une solution d’accueil pour les enfants des agents. Cette conception répond, selon lui, aux attentes d’une génération d’agents qui ne cherche pas moins de travail, mais un équilibre différent entre vie professionnelle et vie personnelle. Le nom « campus » traduit cette volonté de décloisonnement entre services, entre générations, et entre vie au travail et cadre de vie.

François Sauvadet a également replacé cette inauguration dans le contexte plus large des missions du Département, insistant sur une solidarité « active » plutôt que basée sur « l’assistance » et sur la nécessité de maintenir un discours de confiance dans une période jugée anxiogène, tout en rappelant que la collectivité a maintenu son niveau d’investissement, y compris dans ses territoires infra-métropolitains (investissement d’environ 15 M€). Il a conclu son propos en résumant la philosophie du projet : « En investissant comme on l’a fait, on montre que l’on fait confiance à nos agents. » Une marque de confiance d’ampleur : le projet a coûté 34 M€.