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La BFC, nouvelle terre d’opportunités pour le Québec ?

Région BFC / Québec. Plusieurs chefs d’entreprise de la délégation envoyée par le Québec à Paris pour le salon Vivatech avaient fait un déplacement supplémentaire à Dijon mardi 16 juin où ils ont été reçus à l’AER-BFC.

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Thomas Gradek, Astrid Angel, Pascal Bertrand, Anne-Pascale Richardson, François Bordeleau, Aziz Gherrou, Frédéric Vincent et Marie Éve Goyer, Liselore Martin et Amélie Desolle
De gauche à droite : Thomas Gradek (RHST industries, Rosemere, Québec) ; Astrid Angel(Inktio, Montréal, Québec) ; Pascal Bertrand (Vitagora) ; Anne-Pascale Richardson(AquaHacking, Montréal, Québec) ; François Bordeleau (Centre d’excellence en efficacité énergétique, Shawinigan, Québec), Aziz Gherrou(Chembrains, Montréal, Québec) ; Frédéric Vincent et Marie Éve Goyer, (Valorix, Warwick, Québec) ; Liselore Martin (Agronov) et Amélie Desolle (AER-BFC). Crédit : JDP.

Venus en France pour représenter l’innovation au sein de la délégation québécoise au salon Vivatech à Paris, plusieurs entrepreneurs ont fait, mardi 16 juin, un crochet par Dijon et les locaux de la Maison régionale de l’innovation siège de l’Agence économique régionale (AER BFC). Ces experts du secteur de l’eau ont pu échanger avec les représentants de plusieurs organismes (Vitagora, Agronov, Draaf, Chambre d’agriculture...). Une mission de prospection que détaille Anne-Pascale Richardson, directrice d’Aquahacking au Québec.

Le Journal du Palais : Pouvez-vous présenter les entreprises québécoises venues à Dijon ?

Anne-Pascale Richardson : « Ce sont cinq compagnies qui sont principalement dans le domaine de l’eau. Elles viennent explorer le marché de la Bourgogne Franche-Comté. En partenariat avec le C3E puis AquaAction et l’AER Bourgogne Franche-Comté, nous avons fait en sorte de créer des maillages avec différents acteurs économiques locaux pour tâter l’intérêt et générer les rencontres qui vont avoir lieu aujourd’hui. »

Quel type de solutions sont représentées ?

« Certaines compagnies sont plutôt de la revalorisation des déchets des eaux usées, principalement en milieu agricole. Pour d’autres, ce seront des technologies pour pouvoir traiter l’eau grise. On en a une solution qui va permettre de mieux gérer l’eau et faire des économies d’eau en retenant et revalorisant l’eau qui a tendance à s’évaporer... »

Pourquoi la Bourgogne Franche-Comté ?

« Il y a déjà une relation très particulière entre le C3E et la région. Des représentants de la région Bourgogne Franche-Comté sont déjà venus au Québec. Un gros travail préliminaire a été fait pour arriver aujourd’hui à créer ces rencontres qui seront, on espère, les premières d’autres qui vont suivre. »

Peut-on imaginer des implantations locales ?

« Il pourrait y avoir des implantations locales, cela dépend des solutions qui sont présentées et de leur dynamique d’entreprise. Sinon, ce sont des partenariats ou des contrats pour commencer comme ça, puis ultimement peut-être des implantations, on va voir. »

Après ce passage à Dijon, vous êtes à Vivatech ?

« Effectivement, on fait partie d’une très grosse délégation d’entreprises québécoises. Il y a 53 entreprises qui arrivent du Québec pour Vivatech, qui sont accompagnées par différentes organisations comme le C3E, Québec Tech, AquaAction et d’autres. On va être présent sur les trois jours de Vivatech. »

Cela signifie-t-il que la relation entre le Québec et la France s’est renforcée depuis quelques années ?

« Oui, elle s’est vraiment renforcée, d’autant plus avec ce qui se passe aux États-Unis. Cela donne un petit peu le ton, notamment au Québec, à vouloir explorer et renforcer les liens avec l’Europe en rentrant par la France bien évidemment. Donc oui, ça s’est beaucoup renforcé. »}

C’est aussi un enjeu économique ?

« C’est la question de diversifier notre marché. On avait une très grosse dépendance aux États-Unis. C’est facile, c’est notre voisin du sud géographiquement. Historiquement, on a une relation économique très forte avec les États-Unis. Mais il y a déjà énormément d’accords de facilitation entre le Québec et la France depuis des années. Là, on a envie de diversifier davantage pour être beaucoup moins dépendant de ce voisin qui est devenu contraignant. »