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93e année

Rouspette pour consommer durablement

Environnement. Avec la plateforme Rouspette, dont le siège est à Arcey, Anaïs Flaceau et Léa Cart-Lany espère lutter contre la surconsommation de masse et inverser la tendance environnementale.

À 28 ans, Anaïs Flaceau et Léa Cart-Lany ont créé la plateforme Rouspette pour changer les habitudes de consommation. Rouspette

« On voulait rouspéter mais gentiment » sourit Anaïs Flaceau. Co-fondatrice de Rouspette, la jeune femme a rencontré son associée, Léa Cart-Lany pendant leur master management et finance à Lyon. Toutes deux sensibles à la récupération d’objets, au bricolage et à un souci de consommer plus durablement, elles s’échangeaient leurs bons plans. « On trouvait dommage que les gens ne connaissent pas les circuits d’upcycling alors on a imaginé Rouspette, une plateforme pour montrer que la seule limite du système, c’est l’imagination. »

L’upcycling ou surcyclage consiste à récupérer des objets ou matériaux pour leur donner une nouvelle vie, souvent en les détournant de leur usage premier. Les deux jeunes entrepreneuses s’approprient la phrase : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Sur Rouspette, leur site lancé en septembre 2021 depuis Arcey, elles référencent 550 produits issus du travail d’une soixantaine de producteurs installés en France dans leur grande majorité, rejoint par quelques exceptions en Belgique notamment.

De la déco à l’alimentation

Vêtement, décoration, cosmétique, sport… Sur Rouspette, le recyclage touche à toutes les catégories, y compris l’alimentation. « Nous proposons des crackers, des farines ou des pâtes réalisés à partir de drèche de bière, un résidu du brassage des céréales. Nous avons aussi des confitures à partir de fruits invendus ou des biscuits sucrés à base de pain invendu. » Avec Anaïs et Léa, les pépins de raisin deviennent produit de beauté, les draps prennent l’apparence de vêtement, un poupon d’enfant se transforme en luminaire. Les clients répondent présents, laissant espérer aux deux jeunes entrepreneuses la possibilité d’ouvrir un jour un magasin pour grouper des commandes et réduire encore l’impact environnemental de la consommation.

Nadège Hubert