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Safran investit 70 M€ au Creusot

Saône-et-Loire. Pour accompagner le développement des activités de défense, Safran investit sur son site du Creusot afin de construire une extension d’ici 2029 et créer une centaine d’emplois d’ici à 2032.

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Le site du Creusot profite d’un investissement de 70 M€ pour répondre à l’augmentation des cadences
au service de la Défense. (Crédit : Safran.)

Déjà spécialisé dans la production de disques de turbine basse pression destinés aux moteurs qui équipent les Airbus A320 et les Boeing 737, le site Safran du Creusot profite d’un investissement de 70 M€ pour répondre aux besoins de la défense. L’usine de 15.000 m2 sera dotée d’une extension de 9.000 m2 supplémentaires qui devrait être opérationnelle en 2029.

« Cette extension nous permettra de réaliser des pièces tournantes complexes pour accompagner l’augmentation des cadences de production de notre client Dassault. Nous fabriquerons des pièces tournantes complexes destinées au moteur M88 présents sur l’avion de combat Rafale », explique Karine Soudan Criado, directrice du site. Cette nouvelle unité de production viendra compléter l’activité du site d’Évry-Corbeil dans l’Essonne, déjà tourné vers la production de pièces pour le moteur M88 et connaissant une augmentation significative des commandes autour du moteur M88. « L’investissement se divise en deux, la moitié pour le bâtiment, l’autre pour nous doter des différents procédés de fabrication : assemblage, usinage et finition. »

Un savoir-faire reconnu

Une vague de recrutements accompagnera cet investissement conséquent du groupe Safran puisque le site du Creusot, 200 salariés, devrait accueillir une centaine de nouveaux employés d’ici 2032. « Une partie de ces salariés viendra renforcer notre activité civile pour augmenter notre production au cours des trois prochaines années et passer d’une cadence de 4.000 à 6.000 disques par an. L’autre partie se destine à l’extension à venir », complète la responsable.

(Crédit : Safran.)

Le nouveau bâtiment permettra quant à lui la production de 300 à 350 pièces supplémentaires destinées à la défense tandis qu’environ 25 % serviront de réserve pour accueillir des moyens de production complémentaires ou accompagner le développement de nouveaux moteurs. « C’est une chance extraordinaire qui ouvre vers des types de produits que nous n’avons pas et ouvre donc des perspectives pour le bassin industriel. C’est une reconnaissance de notre savoir-faire et une reconnaissance technique de nos capacités d’usinage », se réjouit la directrice du site.