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93e année

Sayens investit dans la lutte contre le surpoids

Santé. Sayens entre au capital de la deeptech EktaH en apportant une innovation de rupture de « leurres lipidiques » issue de l’université de Bourgogne et de l’Inserm : solutions nutritionnelles pour réduire la prise de poids.

Naïm Khan, professeur à l’université de Bourgogne récemment primé par l’académie de Médecine ; Catherine Guillemin, présidente de Sayens ; Xavier Boidevezi, expert des secteurs de l’agroalimentaire passé par Danone et Seb. Sayens

Créée en juillet 2021 à Dijon, la start-up de la deeptech EktaH ambitionne de devenir le leader mondial des solutions nutritionnelles pour réduire la prise de poids corporel. Pour ce faire, elle annonce l’entrée à son capital de la Satt Sayens pour soutenir et accompagner son développement à l’échelle mondiale. Elle lance également sa première étude clinique, réalisée en collaboration avec Biofortis, pour confirmer l’innocuité et l’efficacité des molécules mises au point sur l’homme.

Avec sa technologie des leurres lipidiques, EktaH propose une approche futuriste qui a fait l’objet de deux brevets issus de deux programmes de maturation pilotés par Sayens et sur lesquels la Satt lui a accordé une licence exclusive. La start-up est née de la rencontre entre Naïm Khan, professeur à l’université de Bourgogne récemment primé par l’académie de Médecine pour ses travaux sur la perception gustative des lipides alimentaires, et Xavier Boidevezi, expert des secteurs de l’agroalimentaire passé par Danone et Seb. Avec une gamme de solutions nutritionnelles délivrées sous forme de spray à l’horizon 2025, EktaH entend disrupter le marché du surpoids et de l’obésité qui concerne 1,9 milliards de personnes dans le monde.

« Notre projet est gourmand en capitaux, et pour synchroniser nos feuilles de route techniques et financières, nous préparons d’ores et déjà une levée de fonds prévue sur le deuxième semestre 2022. En parallèle, nous mettons tout en place pour atteindre les étapes importantes de notre développement comme la structuration de l’équipe ou encore l’accélération de notre roadmap grâce à certains dispositifs comme le concours i-LAB pour lequel nous avons déposé un dossier fin janvier  » déclare Xavier Boidevezi.

Un soutien sans faille de Sayens

« Nous avons été les soutiens de la première heure des travaux du professeur Naïm Khan en l’accompagnant dans un programme de développement technologique très ambitieux et risqué. Nous nous réjouissons aujourd’hui au bout de près de trois ans d’investissement d’accompagner EktaH et ses co-fondateurs dont l’ambition est d’éradiquer l’obésité répondant ainsi à un problème tant économique que de santé et de bien-être planétaires  », affirme Catherine Guillemin, présidente de Sayens.

L’organisme a ainsi financé et accompagné deux projets de maturation complémentaires portant sur les leurres lipidiques. Les résultats ont été validés par des études in vitro et in vivo sur des souris soumises à un régime hyper gras qui ont permis de réduire peu à peu leur prise alimentaire et donc leur poids corporel. Deux brevets internationaux ont été déposés pour protéger cette innovation. Depuis 2018, Sayens entre ainsi pour la cinquième fois au capital d’une start-up pour laquelle elle a développé la technologie.

Frédéric Chevalier