Semur-en-Auxois : De Dietrich engage 1,5 M€ pour le secteur pharmaceutique.
Santé. « On en parle beaucoup en ce moment », sourit Frédéric Guichard, directeur exécutif du groupe De Dietrich et président de la filiale de Dijon, en évoquant le marché mondial des médicaments anti-obésité.
« On en parle beaucoup en ce moment », sourit Frédéric Guichard, directeur exécutif du groupe De Dietrich et président de la filiale de Dijon, en évoquant le marché mondial des médicaments anti-obésité. Le secteur connaît une forte croissance et pourrait passer d’environ 30 Mds $ à 130 Mds $ dans les dix prochaines années. En ce sens, l’un des clients américains du secteur du groupe vient de passer une commande sur plusieurs années au groupe De Dietrich. Spécialiste de la fabrication d’équipements industriels tels que des machines de séchage ou de filtration, le site de Semur-en-Auxois s’est en effet centré sur l’industrie pharmaceutique.
Pour répondre à son client et accompagner ce marché florissant à son échelle, De Dietrich a engagé 1,5 M€ d’investissement pour construire une extension à Semur-en-Auxois. « Cette nouvelle zone vise à faire le montage final de nos équipements et à accueillir nos clients américains avant d’expédier la commande. » En plus d’avoir agrandi sa surface de 500 m2 au début de l’été, De Dietrich se réjouit de voir ses effectifs grossir. « En dix ans, nous sommes passés de 40 collaborateurs à presque 100 personnes avec cinq recrutements associés à l’extension. »
D’autres marchés à suivre
À côté de la filière pharmaceutique, De Dietrich travaille également pour le secteur de l’agroalimentaire mais porte aussi de nouvelles ambitions pour les acteurs de la chimie verte. « Notre bureau d’étude de Dijon, installé en 2021, imagine des solutions notamment autour du recyclage du plastique PET en s’appuyant sur les équipements conçus à Semur-en-Auxois afin de dissoudre le PET présent dans les vêtements. » Le site de Semur-en-Auxois, 95 salariés, s’est d’ailleurs équipé d’un techlab depuis plusieurs années afin de tester les solutions avant de passer à la production à grande échelle. « Nous constatons aussi que le secteur de la défense connaît une forte croissance. Nous y collaborons avec une ingénierie autour des matériaux énergétiques et de la propulsion. » De Dietrich à Dijon réalise les études destinées à la conception de machines et de lignes de production que les industriels de la défense utiliseront. Si ce dernier marché relève de la souveraineté, l’équipe dijonnaise pilote l’innovation pour le groupe familial français dans 20 pays. « Nous réalisons moins de 10 % de notre chiffre d’affaires, 300 M€, en France. »