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SNJB enrichit son offre de nettoyage et change de périmètre

Côte-d’Or. Installée depuis plus de 50 ans à Chenôve, SNJB franchit une étape historique. Jusqu’ici acteur régional majeur de la maintenance industrielle et du nettoyage, l’entreprise dirigée par Florent Pontabry vient d’être choisie par le géant allemand Unger pour devenir son centre de Service après-vente exclusif pour toute la France. L’occasion de retracer les grandes lignes de l’histoire de cette société unique.

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Florent Pontabry, président de SNJB (Crédit : JDP)

L’histoire de la Société nouvelle Jacquet bobinage (SNJB) prend racine en 1972. À l’origine, le coeur de métier est le rebobinage de moteurs électriques, une activité portée dans les années 1970 et 1980 par le passage des moteurs de l’industrie du triphasé à 230 V au triphasé 400 V. Au fil des décennies, l’entreprise s’est diversifiée vers l’entretien et la réparation des pompes (de surface ou immergées), puis, sous l’impulsion de ses dirigeants successifs, vers le SAV, la maintenance (préventive et curative), la location et la vente de machines et produits de nettoyage professionnels (l’entreprise possède une boutique et membre du réseau national Avanteam group ce qui lui permet de proposer des prix très concurrentiels). Aujourd’hui, l’activité nettoyage représente 66 % d’un chiffre d’affaires qui a atteint 1,4 M€ en 2025, contre 1,1 M€ lors de la reprise de l’entreprise par Florent Pontabry en 2021. « Le métier historique reste le moteur, mais le nettoyage est devenu notre premier pilier, nous assurons même des formations à la bonne utilisation des machines », explique le président, qui souligne la diversité d’une clientèle composée d’industriels, de collectivités, d’agriculteurs et de viticulteurs. Forte de son expertise, l’entreprise a notamment remporté d’importants marchés publics, comme l’entretien des 25 fontaines de la ville de Dijon et de ses sites de brumisation.

Un contrat d’envergure nationale avec Unger

Vincent Clowez, directeur France Unger. (Crédit : JDP)

La reconnaissance du savoir-faire technique de SNJB vient de prendre une ampleur nationale. Le fabricant allemand Unger, leader mondial des solutions de nettoyage des vitres et des bâtiments en hauteur (jusqu’à 20 m), reconnu pour ses systèmes de nettoyage à l’eau pure, a choisi la PME dijonnaise pour assurer l’entretien de son matériel sur tout l’hexagone.

« Jusqu’à présent, les machines en panne devaient repartir en Allemagne pour des maintenances complexes », explique Vincent Clower, directeur France d’Unger. « Ils avaient besoin d’un centre SAV en France pour des questions de réactivité et de simplification administrative. Comme leurs machines intègrent des notions de nettoyage, de moteur de pompes, nous avions le bon profil et la rigueur de travail attendue », précise Florent Pontabry.

Ce partenariat permet à SNJB de changer d’échelle : « On change de dimension. On va discuter avec des clients partout en France alors qu’avant nous étions plutôt centré sur le régional », se réjouit le dirigeant.

Une stratégie axée sur l’innovation et la santé

Sous l’égide de son quatrième dirigeant, SNJB ne se contente pas de réparer : elle conseille et innove, notamment en matière environnementale. L’entreprise mise désormais sur la biochimie avec des produits à base de bactéries capables de « manger » le tartre ou les hydrocarbures, remplaçant ainsi la chimie traditionnelle.

L’autre axe majeur est la santé au travail. SNJB propose des solutions ergonomiques (balais rotatifs, avec franges préimprégnées qui évite le pressage, autolaveuses pilotables d’un doigt) pour réduire les troubles musculosquelettiques. « L’environnement et la santé au travail sont pour nous des axes stratégiques de développement », affirme Florent Pontabry, qui évoque un besoin de recrutement sur des postes de techniciens et de commercial pour soulager l’équipe actuelle qui compte neuf personnes, dont cinq techniciens. « Si on est curieux, qu’on aime les défis techniques, qu’on a une philosophie orientée satisfaction client, il y a chez nous de quoi s’épanouir... On travaille sur des autolaveuses, des pompes, des moteurs... il n’y a pas de quoi s’ennuyer », conclut le président.