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93e année

Somagic relocalise ses barbecues en Saône-et-Loire

Industrie. À La Genête en Saône-et-Loire, Somagic a investi 1,2 million d’euros pour relocaliser sa production de barbecues en France. Malgré de nouveaux équipements, la PME connait des difficultés pour mener à bien son activité n’arrivant pas à recruter la main d’œuvre nécessaire.

Somagic relocalise ses barbecues en Saône-et-Loire. Somagic

Après avoir ouvert une usine en Asie en 2000 pour répondre aux attentes de la grande distribution d’avoir des barbecues moins chers, Somagic tente de relancer sa production française. Alors que les quantités ont chuté de 600 000 en 1999 à 83 000 en 2020, le directeur de site Nicolas Dubar a inversé la tendance avec 100 000 barbecues en 2021 et une prévision de 150 000 en 2022. « Les consommateurs ont poussé cette tendance et ce qui était pour moi un vœu pieux est devenu une réalité. Nous espérons atteindre 250 000 pièces d’ici trois ans. »

Pour y parvenir, Somagic a investi 1,2 million d’euros dans une machine de découpe laser numérique et une plieuse numérique, bénéficiant du soutien du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et de France Relance. En parallèle, la PME a choisi en France ses partenaires pour les pièces détachées nécessaires à ses produits finis. Par exemple, les roues de barbecue jusque-là en provenance de Taïwan sont désormais originaires de Saône-et-Loire. « Nous achetons également notre tôle brute en France pour la transformer nous-même. Nous ne voulons pour autant pas fermer notre site en Asie car il y a différents process que nous peinons à trouver en France comme l’émaillage. »

Des difficultés de recrutement

Si la PME se réjouit de ses nouveaux équipements, elle rencontre désormais des problèmes à trouver le personnel nécessaire. Quand Somagic se repose sur ses intérimaires pour produire environ 3 000 planchas par semaine, elle fait face à des difficultés pour tenir ses délais quand certains viennent à lui manquer. « En zone rurale, c’est encore plus compliqué, il faut trouver des solutions alors nous envisageons une robotisation et une automatisation de certains postes pénibles avec le recrutement d’une main d’œuvre plus qualifiée. »

Nadège Hubert