« Sous la toile », une nouvelle vitrine pour les campings indépendants
Doubs. Pour aider les propriétaires de camping à se démarquer, la franc-comtoise Marie Mesnier propose un accompagnement en communication. Un travail auquel elle a voulu ajouter un petit coup de pouce en créant le site « Sous la toile ».
En charge de la communication pour un hébergement touristique pendant plusieurs années, Marie Mesnier a préféré se mettre à son compte. Dans cette démarche, elle a suivi une formation sur la relation client, complémentaire à sa formation initiale en communication. « J’y ai appris la vision anglophone qui consiste à travailler la relation en amont plus que d’être dans la résolution des problèmes comme cela se fait beaucoup en France. » Cette compréhension du soin apporté aux clients, cette façon de dire les choses sans les enjoliver à tout prix, la quarantenaire les a mis au service des structures touristiques qu’elle accompagne avec l’ambition d’allier la communication à l’accueil sur site. « Ce sont souvent des gens qui tiennent leur activité à bout de bras et qui ont un amour profond pour ce qu’ils font mais il faut travailler à maintenir la relation au-delà de la visite. Souvent les indépendants n’osent pas demander les avis post-visite. »
Un site pour mieux les guider
En accompagnant plusieurs campings dans leur communication, Marie Mesnier a constaté le besoin des randonneurs, des cyclotouristes autant que des hébergements eux-mêmes à disposer d’un outil pour gagner en visibilité. Pourtant, les annuaires existent déjà. « Ils sont vieillissants, peu pratiques ou alors il s’agit de plateforme qui prennent des commissions. » Avec « Sous la toile », Marie Mesnier ne veut pas reproduire ce modèle économique, préférant proposer une inscription gratuite avec une simple localisation et une photo du lieu, tandis qu’elle complète son offre par la possibilité d’opter pour un abonnement. « Il donnera accès à une visibilité sur les réseaux sociaux, plus de photos, un descriptif, un article blog… Ma motivation première n’est toutefois pas financière, je veux surtout aider ces petits campings pour qu’ils ne ferment pas. » Lancé en mai 2026, le site démarre avec une dizaine de campings que la fondatrice porte avec une certaine éthique. « Je ne veux pas récupérer des données ailleurs sans le consentement des hébergements qui doivent pouvoir intervenir directement sur leur page. » Marie Mesnier espère faciliter l’accès aux campings aux utilisateurs mais surtout valoriser ces lieux.