Stefia cartonne à présent depuis le Jovinien
Yonne. Initialement installé à Malay-le-Grand, le fabricant industriel de boîtes pâtissières a franchi une nouvelle étape en investissant l’ex-site de l’équipementier automobile Marelli.
Sur un secteur de l’emballage en pleine recomposition, la société Stefia fait figure d’exception en affichant un dynamisme débridé et un carnet de commandes qui déborde. Spécialisée dans la conception et la fabrication de boîtes en carton à destination des grossistes de l’univers de la boulangerie et de la pâtisserie, la société dirigée par Stéphane et Yannick Fraisse a intégré, l’an dernier, l’ancien site industriel de Marelli à Saint-Julien-du-Sault. Soit 14.000 m² de bâtiments sur une emprise foncière de quatre hectares.
Une opération rendue possible « dans un contexte juridique et financier incertain » grâce à l’intervention de Yonne Équipement qui vient tout juste de boucler l’opération de reprise. « Stefia sera locataire de Yonne Équipement dans un premier temps, le temps de sa montée en puissance, avec l’ambition de pouvoir, à terme, reprendre le site », détaille la Société d’économie mixte présidée par François Boucher. « Ce modèle de portage est essentiel : il permet à une entreprise en forte croissance de mobiliser ses financements sur son outil de production et son développement, plutôt que de les immobiliser dans l’acquisition immobilière. »
Bientôt une ligne d’impression
Créée en 2008 par Yannick Fraisse comme une entreprise d’achat-revente de solutions d’emballages, Stefia s’est transformée en entreprise industrielle 10 ans plus tard avec l’arrivée de son mari Stéphane et l’acquisition d’une première ligne de production. Dès 2020, le couple et ses quatre collaborateurs ont commencé à se sentir à l’étroit dans leur bâtiment de Malay-le-Grand d’une superficie de 3.500 m². Stefia réalisait alors à peine 1 M€ de chiffres d’affaires. « Six ans plus tard, nous sommes 35 et notre ambition est d’approcher les 8 M€ à la fin de l’année », glisse Yannick Fraisse. « Nous sommes devenus au passage le n°2 du secteur national ». L’entreprise dispose à présent de plusieurs lignes de production pour le pliage et le massicotage mais projette d’y intégrer bientôt une ligne offset. « Nous sommes dépendants de la sous-traitance qui peine à nous approvisionner car nous produisons de plus en plus de grandes séries. » De quoi aussi passer à la vitesse supérieure.