Entreprises

Syntec à la rencontre des acteurs économiques locaux

Economie. Laurent Giovachini, président de la fédération Syntec, a rencontré des dirigeants d’entreprises locales pour aborder avec eux la réindustrialisation et la formation des personnels dans les locaux de l’école Eseo ESTP.

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Laurent Giovachini
Laurent Giovachini, président de la fédération Syntec, a rencontré des représentants du monde économique local pour évoquer les problématiques liées à la réindustrialisation et au manque de compétences. (Crédit : Nadège Hubert)

« Les entreprises françaises doivent maitriser leur destin et ne pas être naïves ! » Laurent Giovachini, président de la fédération Syntec regroupant les branches des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et de l’évènement, et membre du MEDEF, a rencontré des dirigeants locaux et des représentants de branches dans la toute nouvelle école Eseo ESTP mettant l’ingénierie et le numérique en avant. Devant le protectionnisme chinois et la tendance des États-Unis à adopter une attitude similaire, il souhaite retrouver un état stratège et privilégier une certaine préférence européenne.

Des problèmes et des pistes de réflexion

Sa visite a été l’occasion d’évoquer la réindustrialisation des territoires. « L’approche doit être régionalisée car les emplois sont dans les territoires, l’industrie y est ancrée. Il faut également prôner un accompagnement pour guider les chefs d’entreprise vers les dispositifs. » Le président national du Syntec a également voulu mettre l’accent sur la problématique des compétences rencontrées par de nombreux secteurs d’activité. « Nous avons un public moins compétent car moins formé et donc moins productif que les Allemands ou les Américains », a-t-il souligné, précisant que la France perd des places au classement mondial portant sur la richesse produite par habitant. En réponse, il préconise de renforcer la présence des professionnels à l’école et de renforcer l’orientation, en valorisant l’alternance et l’apprentissage notamment. « En transformant les mathématiques en spécialité, on écarte des études d’ingénieurs. Avant, on avançait dans la mauvaise direction, désormais on recule dans la bonne. »