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93e année

Sysaxes met ses robots au service des industriels

Robotique. Les industriels mais aussi les PME se tournent de plus en plus vers les cobots, ces robots collaboratifs, pour faciliter et optimiser le travail. À Allenjoie dans le Doubs, Sysaxes combine ses collaborateurs d’un nouveau genre avec un écosystème complet.

Un robot Sysaxes en action
Les cobots de Sysaxes peuvent intervenir dans de nombreux secteurs d’activité pour assister l’homme sur les gestes répétitifs.

Depuis plus de 20 ans, Eric Rosello et Erik Pourtaud évoluent dans le monde de la robotique. Après un début de carrière au service du secteur automobile pour lequel ils installaient des robots gros porteurs, ils ont voulu donner un nouvel élan à leur carrière. « Nous avons rencontré une start-up danoise, Universal Robots, qui avait une nouvelle solution, les cobots. A l’époque elle employait 20 personnes, aujourd’hui, elle compte 200 collaborateurs » précise Eric Rosello. Avec son associé, en 2014, ils ont fondé Sysaxes avec l’idée de commercialiser ces cobots, alors nouveaux sur le marché. Depuis, ils en ont vendu 1.500 sur le territoire à près de 450 clients dans l’automobile mais aussi le luxe, l’agroalimentaire, la plasturgie ou encore les médias pour porter des caméras sur les plateaux télé. « Partout où une entreprise a besoin d’un bras humain, le cobot prend le relais et participe de la lutte contre les troubles musculo-squelettiques provoqués par les gestes répétitifs. » Pour aller plus loin, l’entreprise aux dix salariés, dont cinq ingénieurs, imagine désormais l’environnement qui va accompagner le cobot pour garantir une utilisation optimale.

LA MACHINE POUR SOULAGER L’HOMME

« Nous voulons démocratiser la robotique, la rendre mobile » insiste Eric Rosello. En ce sens, Sysaxes planche sur la R&D pour apporter plus qu’un robot. Pour agrandir son espace de travail, la PME pause le robot sur un septième axe, un rail vertical ou horizontal. « Quand une entreprise palettise, le robot ne peut pas atteindre les sommets alors nous avons remédié à ce problème. » Sysaxes facilite également le déplacement des cobots sur un chariot. « Il peut ainsi être clampé à différents postes. » Du 17 au 20 mai, au salon de l’industrie de Villepinte, Sysaxes présentera ses innovations et ses projets. « Nous voulons créer une machine de dévracage pour que les industriels gagnent en temps et en argent quand ils reçoivent des éléments en vrac qu’ils doivent organiser. » Il faut compter entre 20.000 et 35.000 euros pour un cobot, doubler le montant pour l’intégrer dans un écosystème complet. « Nous estimons que le retour sur investissement se fait en neuf mois environ. »

Nadège Hubert