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92e année

« Toutes les TPE-PME sont essentielles ! »

Entreprises. La Confédération des petites et moyennes entreprises de Côte-d’Or organise sa convention annuelle mercredi 13 octobre, au Zénith de Dijon. Des retrouvailles placées sous le thème de l’essentiel.

EN 2019, la Convention annuelle de la CPME 21 abordait le sujet de “Demain 2030”. David Chedoz

Essentiel… Si l’on peut voir en ce terme une référence à l’expression malheureusement utilisée par le Gouvernement pour choisir quelle structure fermerait et quelle autre pourrait rester ouverte durant les différents confinements pour lutter contre la propagation de la Covid-19, la Confédération des petites et moyennes entreprises de Côte-d’Or en a fait le thème de sa prochaine convention annuelle qui se déroulera mercredi 13 octobre au Zénith de Dijon, en présentiel, dans le respect des gestes barrière et sur présentation d’un passe sanitaire.

« Dans cette période de crise, nous avons vécu de nombreux bouleversements et je dirais que cette période a plus que jamais mis en exergue le fait que les entreprises patrimoniales et indépendantes portent le pays tout entier. Nous avons beaucoup entendu parler TPE-PME mais ce qui est relativement normal puisque ce sont 98% des entreprises au niveau national. Et il faut reconnaître que l’État a pris toute la mesure du danger de l’arrêt de l’activité économique à travers les TPE et PME », observe Geoffroy Secula, président de la CPME 21.

Des invités en témoignent

Comment les TPE et PME se sont-elles adaptées pour transformer toutes les situations en opportunités ? Quels défis devront être relevés par les grands chefs des petites et moyennes entreprises ? Pour tenter de répondre à ces questions, la CPME 21 a invité trois grands témoins. Passionné par le Grand Nord, Nicolas Vanier est à la fois explorateur, cinéaste, réalisateur et écrivain. Avec plus de quarante livres publiés, près de vingt expéditions et autant de films, ce “voyageur du froid” racontera l’essentiel en transmettant sa passion, ses expériences et ses projets.

« Si aujourd’hui l’activité redémarre avec cette croissance, c’est aussi parce que les entreprises ont été logiquement aidées face à ces fermetures administratives »

De son côté, la navigatrice professionnelle qui a terminé douzième du dernier Vendée Globe à seulement 31 ans, Clarisse Crémer, a choisi de concilier l’essentiel, le travail et la voile, en co-fondant sa société, Kazaden.com, un an après être sortie de HEC Paris et avant de se lancer dans le marketing digital. Enfin, diplômée d’un doctorat en philosophie pratique et chroniqueuse, Laura Lange intervient depuis plusieurs années dans les entreprises. Ses interventions l’amènent d’ailleurs à partager ses réflexions et à se questionner autour de ce qui nous rend essentiel.

« Ce thème est finalement un clin d’oeil aux activités qui ont eu le droit de continuer à exercer, en contradiction avec celles qui ont été contraintes de fermer. À la CPME, nous avons bien évidemment défendu le maintien de l’ensemble de l’activité économique. Pour nous, toutes les TPE et PME sont essentielles ! », confie Geoffroy Secula. Pour le président de la CPME 21 qui est aussi et avant tout chef d’entreprise, « l’essentiel reste les hommes et les femmes qui composent notre entreprise. C’est grâce à nos équipes que nous pouvons produire ».

Essentiel et résilience

« Ce qui est important c’est l’avenir, estime-t-il. Aujourd’hui, l’activité économique est globalement bien repartie. À mesurer en fonction des secteurs d’activité bien sûr... mais il faut reconnaître que le 6 % de croissance est un chiffre qui parle ». Le président de la CPME 21 attire toutefois l’attention sur le fait qu’une croissance aussi positive soit-elle peut apporter son lot de problématiques, notamment sur les recrutements et les matériaux. « Avec une croissance de 6%, on peut comprendre que ça crée des problèmes d’approvisionnement que nous vivons actuellement, d’où l’importance aussi de mettre en place une stratégie nationale pour aussi protéger nos entreprises françaises, nos TPE-PME. Tout l’enjeu pour nous va être d’assumer et de conforter cette croissance pour qu’elle soit durable et pérenne. »

Pour répondre à cette croissance et à la demande, les entreprises devront se structurer. « Il faut de moyens humains et matériels, insiste Geoffroy Secula. Aujourd’hui, près d’une entreprise sur trois refuse du travail. Il ne faudrait pas que les délais de réalisation soient allongés, au risque d’annuler certains projets et de pénaliser cette croissance ». Ainsi, l’organisation patronale confirme que le moral des chefs d’entreprise du territoire est globalement bon : « si aujourd’hui l’activité redémarre avec cette croissance, c’est aussi parce que les entreprises ont été logiquement aidées face à ces fermetures administratives ».

Rédaction JdP