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92e année

Un lieu pour la transition numérique des industriels en Saône-et-Loire

Industrie 4.0. À Chalon-sur-Saône, le chantier de l’Usinerie avance pour rendre le site opérationnel en début d’année 2022. Destinée à accompagner les industriels dans leur transition numérique, elle vise à devenir une porte d’entrée unique pour ensuite faire le lien avec le monde de l’enseignement, de la recherche ou encore institutionnel afin que les entreprises vivent au mieux cette quatrième révolution industrielle.

Dans un ancien moulin de 1823, transformé en sucrerie de 1860 à 1980, l’Usinerie guidera les industriels dans leur démarche de digitalisation des process et d’intégration du numérique dans leur pratique ou leur produit. JDP

Qu’elles évoluent dans le secteur de la plasturgie, de la métallurgie, de l’agroalimentaire ou encore de la logistique ou de la mécanique, les industries du Grand Chalon et plus largement, celles de la Bourgogne-Franche-Comté pourront profiter de l’expertise de l’Usinerie dès 2022 bien que les équipes soient déjà à même de les renseigner. Dans un ancien moulin datant de Xe siècle, Sébastien Martin, président du Grand Chalon, à l’initiative du projet d’un montant de 12 millions d’euros, entend poser les bases d’un projet pour l’économie de demain. « J’ai la conviction que l’on peut accompagner le tissu industriel dans cette transition digitale pour aller vers des produits à valeur ajoutée et des entreprises qui vont gagner en compétitivité. » Le bâtiment de 4.000 mètres carrés, qui intègrera Nicéphore Cité voisine, accueillera les formations de l’institut Images de l’Ensam autour de la réalité virtuelle et la réalité augmentée, les compétences de l’UIMM tout proche autour de l’impression 3D sur plastique, polymère et métal ainsi qu’un nouveau diplôme d’ingénieur du CNAM sur la big data et l’intelligence artificielle. La présence d’un IUT tourné vers la robotique à quelques encablures complète le panel technologique et les jeunes talents disponibles.

Sauter le pas

« Du diagnostic à la mise en œuvre en passant par l’étude d’opportunité, de faisabilité, le cahier des charges, le financement, l’industrialisation… Nous pourrons épauler les TPE et PME qui n’ont pas les ressources en interne mais aussi les grands groupes désireux d’avoir un prototype par exemple », complète Yannick Mahé, directeur du futur site. Grâce à des profils d’industriels, les deux futurs directeurs techniques de l’Usinerie pourront conseiller les entrepreneurs porteurs de projet et faire le pont avec les acteurs territoriaux du numérique. « Il faut que les chefs d’entreprise aient concrètement quelque chose à gagner pour transformer l’idée en action et devenir une industrie 4.0 », insiste Yannick Mahé.

De gauche à droite, Julien Leclerc, l’architecte du projet avec le cabinet Vurpas, Sébastien Martin, président du Grand Chalon et Yannick Mahé, directeur de l’Usinerie. JDP

Des équipements à la pointe, comme le « blue lemon », un caisson d’immersion virtuelle à cinq faces, unique dans la région, contribueront à rattraper le retard de la France et de la région par rapport à ses concurrents internationaux en matière d’industrie numérique.

Nadège Hubert