Des hommages unanimes à François « Fanfan » Patriat
Politique. Le sénateur macroniste, ancien président de la région BFC, maire de Chailly-sur-Armançon, ancien député, ancien ministre est décédé le 19 août, à l’âge de 83 ans.
Figure incontournable de la vie politique en Côte-d’Or depuis 50 ans, il était au premier rang de chaque visite ministérielle, en fidèle parmi les premiers fidèles d’Emmanuel Macron. Mais ce pur produit de l’Auxois, le « Fanfan » des élus du monde rural qu’il défendait au Sénat répondait aussi présent lors des inaugurations ou les fêtes de village. François Patriat est mort mercredi 19 août, des suites d’un accident de vélo, discipline qu’il pratiquait assidûment, faisant fi de ses 83 ans. Ses pairs lui rendent hommage.
François Sauvadet
« Je veux avant tout saluer l’engagement de l’homme qui aura consacré sa vie à l’action publique. Dans sa commune de Chailly-sur-Armançon, dont il fut maire.
En Côte-d’Or comme conseiller général dès 1976, ce fut son premier mandat, il siégeait encore lors de mon élection à la présidence en 2008. Engagé pour la Bourgogne bien sûr, dont il fut président pendant deux mandats. Pour la France, comme ministre, parlementaire, président de groupe au Sénat. Il aura profondément marqué la vie politique de notre pays pendant 50 ans. Ce que je retiens surtout, c’est son attachement profond à la Bourgogne, de Sens à Mâcon en passant par Pouilly-en-Auxois et Château-Chinon dont il incarnait à lui seul l’identité, comme Henri Vincenot, et dont il vantait sans cesse les savoir-faire et les atouts, avec une attention particulière portée à son agriculture et à son monde rural.
Cet attachement, nous l’avons partagé dans l’action en créant ensemble le Pays de l’Auxois-Morvan, que nous avons coprésidé. Cette expérience commune témoigne d’une conviction qui nous a toujours réunis : la nécessité de dépasser les frontières partisanes lorsqu’il s’agit de faire avancer nos territoires et de répondre concrètement aux attentes de leurs habitants. »
Sébastien Lecornu
« François Patriat avait une certaine idée de la politique : celle où la force des convictions n’empêche jamais la bienveillance, où la fidélité n’interdit jamais la liberté, où l’adversaire reste toujours digne de respect. Il incarnait, au fond, une certaine conception de la fraternité républicaine. »
Jérôme Durain
« C’est bien l’engagement local qui marque la vie de François Patriat : un attachement viscéral aux territoires et aux terroirs de Bourgogne et à celles et ceux qui y vivent. Bien sûr, j’ai une pensée particulière pour son action à la tête de la Région Bourgogne. Je retiens de Fanfan son sens de la proximité, son goût absolu pour le travail de terrain, mais aussi son enthousiasme de tous les instants, son sens de l’humour, sa ténacité pour faire avancer ses idées et les projets auxquels il croyait. »
Nathalie Koenders
« Le tramway, l’université et la recherche, la culture, le musée des Beaux-Arts, la santé, le développement économique : François Patriat aura accompagné nombre de projets qui contribuent aujourd’hui au visage et au rayonnement de Dijon. Il partageait cette conviction forte qu’une capitale régionale dynamique et ambitieuse est une chance pour l’ensemble du territoire.
François Patriat était aussi un homme profondément attaché à la Bourgogne. Il en connaissait la diversité, la richesse et les contrastes, de ses villes à ses territoires ruraux, et il demeurait au plus près de celles et ceux qui la faisaient vivre : élus, agriculteurs, viticulteurs, acteurs économiques, culturels et associatifs. Cet attachement ne l’a jamais quitté, quelles que soient les responsabilités nationales qu’il a ensuite exercées. »
Sénateur Alain Houpert
« Je le connaissais depuis plus de trente ans. Cette longue connaissance permet de mesurer pleinement la constance de son engagement, la force de ses convictions et la fidélité avec laquelle il aura défendu les idées auxquelles il croyait. Il aura consacré à la France, et plus particulièrement à la Côte-d’Or, à ses villages et à ses paysages qu’il aura parcourus et aimés jusqu’à son dernier jour, toute son énergie et toute sa personne. C’est un choix exigeant qu’il aura assumé jusqu’au bout, avec constance, conviction et fidélité à ses engagements. »
Sénatrice Anne-Catherine Loisier
« Que l’on ait partagé ou pas ses convictions politiques, François Patriat était reconnu et apprécié pour son ancrage et son engagement local, son humanisme, son humour. De part son métier de vétérinaire, il avait arpenté bon nombre de cours de ferme et connaissait particulièrement bien nos territoires et les Côte-d’Oriens. Son départ brutal et inattendu nous laisse déroutés et émus, tant il aura compté pour la Côte-d’Or et pour la France. »
Gérard Larcher, président du Sénat
« C’était un collègue et président de groupe chaleureux, engagé, amical, dont les expressions marquantes manqueront aux réunions des présidents de groupe.
La République et le Sénat perdent un élu particulièrement investi dans le travail parlementaire comme dans son département et sa région. »
François Rebsamen
« Je lui suis profondément reconnaissant pour tout ce qu’il a apporté à Dijon et sa métropole. Président du conseil régional de Bourgogne, il a accompagné les grands projets qui ont transformé notre métropole : le tramway, le développement de l’université de Bourgogne, la renaissance du musée des Beaux-Arts, les investissements en faveur de la culture, de la recherche, de la santé et du développement économique. Nous partagions cette conviction que lorsque Dijon avance, c’est toute la Bourgogne qui progresse. »