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93e année

Fabien Bardy remet l’élégance à l’heure

Luxe. À 21 ans, Fabien Bardy vient de lancer sa propre marque de montres tout simplement nommée Fabien Bardy, au monogramme FB, dans une parfaite maîtrise des codes marketing.

Fabien Bardy, fondateur de sa propre marque. JDP

À Talant, Fabien Bardy, 21 ans, est un jeune licencié de Staps presque comme les autres hormis qu’il est à la tête d’une SAS qui porte son nom. Son créneau ? La montre : « J’ai toujours été passionné d’horlogerie mais je voulais m’engager dans le sport. Je n’avais pas du tout pensé entrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Ce n’est pas une culture que l’on nous enseigne à l’école ». Un changement de parcours brutal motivé par une rencontre : sa compagne, mais surtout son beau-père Alain Servonnet, entrepreneur bien connu en Côte-d’Or à qui il ne manque pas de rendre hommage : « Grâce à lui, j’ai vraiment découvert le monde de l’entreprise et j’ai eu envie de me lancer ».

Le luxe de l’élégance

Fabien Bardy a donc sa marque et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait désormais jouer sur le sens du timing. Depuis deux mois que la création de cette nouvelle venue dans l’horlogerie haut-de gamme a été annoncée, personne ne l’a vue. Et on a beau tout tenter, la réponse reste la même : « La montre sera dévoilée le 25 novembre au Circuit de Dijon-Prenois lors d’une soirée de lancement ». C’est donc au milieu du monde de l’automobile, une autre passion qu’il partage en famille, que Fabien Bardy a dévoilé la semaine dernière la tant attendue première pièce d’une marque qui rêve déjà de s’étoffer : « Je prévois de créer un modèle pour femmes, une ligne de vêtements... ».

Si le choix de Dijon-Prenois est surprenant, il est loin d’être incohérent. Au-delà d’un mécanisme à quartz du « fournisseur des meilleurs horlogers du monde », d’un bracelet italien, la montre bénéficie d’un traitement unique dans le milieu de l’horlogerie : un revêtement céramique utilisé par les plus grands constructeurs d’automobiles de luxe et directement issu d’une entreprise de Langres. Du côté de la montre, pas de flon-flon : « Nous avons fait une étude de marché sur une dizaine de modèles. Celui qui est ressorti est classique, raffiné et élégant ». Une élégance qui se retrouve aussi dans l’écrin : « Les fabricants de luxe délaissent l’écrin pour faire des économies. Pourtant, une montre de cette gamme, c’est un cadeau que l’on fait et l’emballage se doit d’être qualitatif et élégant ».

Vendue 690 euros, la montre Fabien Bardy compte donc rivaliser avec les entrées de gamme Premium de chez Tissot. Mais pour en être l’heureux propriétaire, pas question d’attendre car là-aussi Fabien Bardy a su appliquer les codes du marketing : « La montre a été mise en vente après sa présentation au circuit de Dijon-Prenois. Et il n’y en aura que 200 exemplaires car l’idée est aussi que l’on achète un produit d’exception ». Sacha Guitry disait : « Le luxe n’est pas une question d’argent mais une question d’éducation ». Fabien Bardy remet lui l’élégance au goût du luxe.

Antoine Gavory