i-Lab : l’excellence de la Deeptech, de Deca-BFC à Paris
Start-up. Depuis 2022, à l’issue d’une phase de préparation exigeante, les candidats de Deca-BFC brillent lors de ce concours national qui finance les briques technologiques.
Cette année encore, sur la promotion de douze candidats au concours d’innovation i-Lab préparés par Deca-BFC, trois start-up locales de la Deep-tech ont été distinguées à Paris le 16 septembre lors de la remise des prix au cours de laquelle Anne Le Henanff, ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle a rappelé que : « L’innovation est la clef pour la souveraineté et la compétitivité de notre pays » : Oragen Therapeutics (Besançon) dirigée par Henri Pierre pour son innovation, unique au monde, de soin des inflammations chroniques de l’intestin par voie orale, alternative aux traditionnelles injections ; AbTx (Dijon), cofondée par Meddy El Aloui, Boris Vuillermoz et Claudine Vermot-Desroches, qui développe une nouvelle génération de biomédicaments contre le cancer (avec le cancer du pancréas en première indication thérapeutique) ; Lightspring (Besançon), fondée par Grégoire Bonnat (X, 2010) entouré de chercheurs de Femto-ST, pour sa solution d’impression de puces photoniques, avenir des technologies de l’information.
Une légitime fierté pour Bénédicte Magerand, directrice de Deca-BFC et son équipe : depuis 2022, conjointement avec Satt-Sayens, Deca-BFC joue en effet pleinement son rôle d’Incubateur de la recherche publique avec « Deca-Challenge » parcours de préparation au concours i-Lab, destiné aux start-up Deeptech avec un degré de maturité abouti (équipe constituée, première brique technologique posée, marché cerné...).
BFC : petite par la taille, grande par ses lauréats !
Parcours du combattant : cela commence par la rédaction d’un executive summary, suivi d’une masterclass de trois jours fin novembre (pitch et séances intensives sur les attendus du concours), rédaction d’un « squelette » de dossier i-Lab début décembre, challengé en visio par des experts, squelette entièrement désossé « pour être reformaté i-Lab par les start-up, on n’écrit rien à leur place », précise Bénédicte Magerand. La trêve de Noël est bien occupée à la rédaction d’une première version, à nouveau challengée en visio, avant d’aboutir à un pitch de 20 mn devant les experts de Deca-BFC et la rédaction de dossier final de candidature...
Tout au long du parcours, des points qui peuvent parfois échapper à la vigilance des chercheurs, comme celui de la propriété intellectuelle, ou la maturité quant à la recherche de financement, sont disséqués. En 2026, sur les 15 pré-sélectionnés, 12 ont finalement présenté un dossier au concours, et aucun, depuis 2022, ne regrette les efforts fournis. « Pour les start-up et leurs dirigeants, c’est structurant même si on se plante », analyse Bénédicte Magerand. « C’est un formidable accélérateur pour la transformation vers l’entrepreneuriat et une base solide pour d’autres concours ». La « petite » BFC, avec ses 30% de lauréats en moyenne, tient son rang face aux énormes régions (Île-de-France, Aura, Occitanie...) et a même décroché le grand prix i-Lab en 2025 grâce à Orinova (nano-médicaments intégrant des nano-particules d’or). Parallèlement, avec trois lauréats en 2026 (1ère région ex-aequo avec Paris-Saclay), la BFC brille aussi au concours i-PhD, destiné aux doctorants et jeunes docteurs de la Deeptech.