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93e année

Une école pour mieux recruter en restauration

Restauration. Chef cuisinier, Stéphane Turillon veut palier aux difficultés de recrutement dans la restauration en fondant une école culinaire entre Baume-les-Dames et son restaurant au Val de Cusance dans le Doubs. La formation débutera le 17 décembre prochain.

Stéphane Turillon, chef cuisinier, lance l’école culinaire du Doubs Central dont la première promotion débutera le 17 décembre prochain. Stéphane Turillon

« La situation était tendue avant la Covid mais depuis, nous n’arrivons plus à recruter, les personnels ont changé de voie » explique Stéphane Turillon, chef cuisinier et propriétaire du restaurant la Source Bleue au Val de Cusance. Le professionnel de la restauration estime à 260.000 les postes à combler en France et à près de 30.000 en Bourgogne-Franche-Comté, non seulement dans la restauration mais plus largement dans le tourisme et les métiers de bouche.

« De l’apprenti au boucher-traiteur, du serveur à la femme de chambre… Nous devons rendre nos métiers plus attractifs et rehausser les salaires. » Le restaurateur entend valoriser les métiers de l’hôtellerie-restauration pour qu’elle soit enfin perçue comme une voie à part entière avec ses compétences propres mais aussi d’indispensables connaissances de gestionnaire.

Une école pour recruter

En quelques mois, avec l’aide du Conseil régional, du Conseil départemental du Doubs, de la commune de Baume-les-Dames, de Pôle Emploi ou encore du Greta, le chef cuisinier a monté son projet d’école culinaire du Doubs Central par Stéphane Turillon. A côté du lycée Jouffroy d’Abbans, son établissement fera office de restaurant pédagogique pour une formation de près de 700 heures qui conduira entre 10 et 18 candidats, jeunes ou en reconversion, à obtenir un titre professionnel en cuisine ou au service.

« Pour la rentrée 2022, nous proposerons un CAP et je m’engage à trouver un emploi aux futurs élèves. » D’ici là, la première promotion débutera le 17 décembre prochain pour finir la formation le 16 juin 2022. « Nos métiers sont difficiles mais passionnants, ils peuvent intéresser des publics de 18 à 60 ans. Nous allons reprendre les bases et former les gens pour les garder car nous faisons face à la concurrence de la Suisse tandis que notre territoire est isolé. »

Nadège Hubert