Informations régionales économiques et juridiques
93e année

Cessez les fêtes avant les fêtes !

Antonin Tabard.

C’est ce qu’on appellera des mesures persuasives... Alors que le nombre moyen de nouvelles contamination est supérieur à 40.000 depuis maintenant plus d’une semaine - un pic à plus de 61.000 nouveaux cas a même été atteint le 8 décembre -, le gouvernement français n’a eu d’autres choix que de convoquer un conseil de défense sanitaire lundi 6 décembre pour répondre à la cinquième vague. Finalement, peu de surprises en ces temps de campagne présidentielle, même si Emmanuel Macron n’a pas encore confirmé ni infirmé sa candidature à sa réélection. L’objectif était clair : « sauver les fêtes de fin d’année ».

Et pour cela, quel meilleur message à faire passer que de ne plus faire la fête d’ici Noël ? Un seul public semble toutefois être le bouc émissaire de l’État : les gérants de discothèques ! Derniers à rouvrir, ce seront finalement les premiers à refermer. Alors que beaucoup imaginaient le retour d’un couvre-feu ou des restrictions de jauges, seule la fermeture administrative de ces établissements de nuit a été prononcée.

De quoi rester pantois lorsque l’on sait qu’en revanche, aucune restriction n’a été émise à destination des bars de nuit et des hôtels-restaurants, hormis peut-être l’obligation de maintenir les pistes de danse fermées... Une nouvelle qui passe mal auprès des professionnels, comme en témoigne la réaction de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie : « Ces professionnels sont sacrifiés alors qu’ils assurent le contrôle de l’identité des clients en plus du passe sanitaire par du personnel assermenté, évitant ainsi les fraudes. De plus, leurs établissements assurent un renouvellement de l’air obligatoire qu’aucun autre établissement ne propose ».

Antonin Tabard