Alors que la ministre des Armées Catherine Vautrin est venue en Côte-d’Or, à Valduc, saluer l’engagement de ceux qui travaillent à renforcer l’arsenal de la force de dissuasion, trois jours à peine après le discours d’Emmanuel Macron sur la base de l’Île Longue (voir ci-contre) ; alors que dans des petites communes, des gens se sont bagarrés jusqu’à l’extrême échéance de la date limite de dépôt pour déposer des listes électrorales ; je voudrais m’attarder sur un autre combat, trop décrié celui-là : celui des expatriés français à Dubaï qui oeuvrent, chaque jour, à la grandeur de notre pays.
Je ne voudrais pas sous-estimer, évidemment, la gravité du poste de Président de la République et chef des Armées qui est celui d’Emmanuel Macron, seul habilité en France à décider de l’emploi de la force nucléaire.
Loin de moi l’idée de débiner les agents du CEA Valduc qui bossent comme des damnés à fabriquer des « nanobidules » et à expérimenter des armes nucléaires miniatures pour garantir la fiabilité de notre armée.
Je ne voudrais pas non plus mésestimer les Bernard, Michel et autres Catherine qui parfois font du porte à porte pour aller trouver une habitante et fignoler une liste paritaire (ben oui, c’est la loi pour tout le monde cette année) afin de garantir que la démocratie puisse s’exercer, même au fin fond d’un village à la démographie semblable à celle d’un quartier d’une ville modeste. Oui, tout ça, c’est très bien. Mais avez-vous songé un seul instant au temps, à l’engagement, à la quantité de cerveau disponible nécessaires aux influenceurs français expat’ à Dubaï pour vanter sur les réseaux des « brimborions, poudres de perlinpimpin et autres huiles miraculeuses » pour lesquels ils touchent des commissions, en étant toujours impeccablement maquillés, le botox en place et le cheveu brillant ? Avez-vous pensé comment cela doit être compliqué de faire un argumentaire commercial qui tienne la route quand on a à sa disposition autant de mots de vocabulaire qu’un chien de cirque ? Et malgré un raisonnement d’élève de 6e attardé, réussir à faire des sous ? Chapeau bas on s’incline ! Ces expat’ portent haut l’entrepreneuriat et font flamboyer l’image de notre pays à l’international. Hein quoi, qu’ouïe-je ? Qu’isolés dans leurs villas de 600 m2 et leurs voitures de luxe, ils crachent sur la France et font des trucs pas propres au fisc et à l’Urssaf ? Peuh, jaloux que vous êtes. Y’a pas plus cocardiers. La preuve : à la première déflagration iranienne au-dessus de leurs têtes, ils ont brandi leurs passeports et supplié qu’on vienne les secourir. Si ça, ce n’est du patriotisme, je me demande ce que c’est. Mais bon, d’accord, je veux bien débattre. Français à la carte (électorale) ou à la carte (de crédit) au fond, à chacun de se faire son idée...