Humeur

Le mécénat, soutien discret du territoire

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Emmanuelle de Jesus

Qu’y a-t-il de commun entre les Hospices de Beaune, une équipée sur un voilier, une église ou une oeuvre contemporaine ? Réponse : le mécénat. Héritier de la charité médiévale, il est, selon les mots du représentant régional de la Fondation de France, « l’intérêt privé qui se place au service de l’intérêt public », et la preuve que l’État, même dans un pays comme le nôtre où la puissance publique n’est pas à démontrer, ne peut pas tout. Par le biais de fondations, fondations d’entreprises, associations... particuliers et professionnels sont invités à donner, et ces dons viennent suppléer ou abonder les fonds publics dans bon nombre de secteurs : santé, insertion, inclusion, patrimoine, art...

Si le législateur encadre le don à des organismes habilités par le biais d’un dispositif fiscal avantageux, qui permet la réduction d’impôt (IRPP, IFI, impôt sur les sociétés...) - les experts-comptables sont à cet égard de bon conseil pour éviter de confondre sponsoring et mécénat ! - donner n’est pas seulement bon pour les bilans comptables, c’est aussi un véritable atout pour la RSE des entreprises et un moteur sans égal pour embarquer les salariés dans un écosystème de valeurs d’entreprise, tout en apportant une aide précieuse aux projets de territoire. Bref : un modèle gagnant-gagnant sur lequel les acteurs, qui témoignent tout au long de ce dossier spécial de la rédaction, ne tarissent pas d’éloges !