Humeur

Mais ils sont où, les candidats ?

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Antonin Tabard

Combien de fois avons-nous pu entendre de la part de nos interlocuteurs qu’ils peinaient à recruter ? La Banque de France le confirmait encore la semaine dernière lors de la présentation de sa dernière enquête sur les entreprises en Bourgogne Franche-Comté (voir page 7), si les difficultés d’approvisionnement s’estompent, un problème persiste : le recrutement.

Avec un taux de chômage historiquement bas (à 6,4 % en Bourgogne Franche-Comté), les organismes de formation doivent se réinventer pour se rapprocher toujours plus des besoins directs des entreprises du territoire. Et l’apprentissage, autrefois victime d’une étiquette de “voie de garage”, tend aujourd’hui à devenir une “voie royale” pour l’emploi.

Pour preuve, l’intérêt du monde politique à cet égard. Du plan de formation voulu par François Hollande à la loi “Pour la liberté de choisir son avenir professionel” sous la mandature d’Emmanuel Macron, le nombre de contrats signés est passé de 500.000 en 2019 à 892.100 en 2021, avec un objectif affiché : atteindre le million en 2027.

À l’heure où la valeur travail est remise en question, les acteurs de la formation professionnelle témoignent dans nos colonnes (lire notre dossier pages 9 à 24) du dynamisme de cette voie d’apprentissage d’avenir.