Face aux failles et aux retards dans l’affaire Lyhanna, les tribunaux avaient jusqu’au mardi 14 juillet pour réexaminer près de 70 000 plaintes, qui concernent des violences sur mineurs. Certains dossiers remontent à 2023, à l’image de cet oncle soupçonné d’avoir violé deux de ses neveux âgés de 5 et 7 ans au moment des faits. Depuis la plainte, il y a trois ans, l’enquête n’avançait pas. La raison évoquée par le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, pourrait prêter à sourire, si le crime n’était pas si grave : « Le dossier était dans les services d’enquête, et effectivement, n’avait pas fait l’objet d’investigations particulières, parce que les services d’enquête sont débordés, parce que, parfois, les services d’enquête ne mesuraient peut-être pas aussi la gravité de certains dossiers. »
Non mais, allô quoi ! Pardonnez cet emprunt linguistique à Nabilla Benattia, mais sérieusement, à quel moment devient-il acceptable que des hommes de loi puissent ne pas voir le caractère urgent et sérieux d’une plainte pour viol touchant des enfants de 5 et 7 ans ?
Justice toujours, ou injustice plutôt, avec l’ICE qui, aux États-Unis, en moins de deux semaines, a tué deux immigrés en situation régulière, portant le bilan à onze personnes abattues par balles lors d’opérations et 52 morts en détention. Une police privée toujours soutenue par le Président Donald Trump…
Sur cette semaine on pouvait dire… bien des choses en somme… Et si je la fais volontairement courte (n’en déplaise à Cyrano de Bergerac), c’est qu’à la rédaction, face à cette avalanche, un comble en pleine canicule, de nouvelles plus affligeantes les unes que les autres, il nous vient à espérer la fin de cette humanité bouffie d’orgueil.
Ainsi, chers lecteurs, m’insinuant dans la peau (congés d’été obligent et avec son consentement) de votre éditorialiste préférée et rédactrice en chef, Emmanuelle de Jésus, je vous propose un billet à trois bandes, comme au billard, présentant trois façons pour notre espèce de se faire hara-kiri ou seppuku, pour les puristes. Trois alternatives qui en ont dans le ventre, déclinées, façon serial, sur trois semaines.
Après que l’astéroïde YR4 qui présentait une possibilité d’impact, en décembre 2032, avec la Terre de 2,3 %, puis de 4,3 % avec la Lune, nous ait fait défaut (il ne touchera finalement ni l’une, ni l’autre), on inaugure ce chamboule-tout macabre sur le ton de l’humour avec une idée originale et un brin fantasque : et si l’on disparaissait d’avoir trop bien répondu à un challenge TikTok ?
Cela m’est venu en apprenant qu’un mets bien franc-comtois, la Cancoillotte, était devenu viral sur ce réseau social. Le créateur de contenu Johan Papz, figure incontournable des univers lifestyle, fitness et nutrition, partage une vidéo dans laquelle il déguste de la Cancoillotte. Et là, c’est de la folie douce ! Le mot-clé « Cancoillotte » enregistre près de 85 000 recherches sur TikTok, alors qu’il était quasiment absent de la plateforme quelques mois auparavant. La demande explose en magasin. Des internautes partagent des vidéos montrant des rayons de grande distribution totalement dévalisés. Selon les données de la filière Cancoillotte IGP : +31,4 % de ventes entre le 18 mai et le 14 juin, soit 120 tonnes supplémentaires vendues en seulement quatre semaines !
Alors un challenge sur la meilleure façon d’en finir avec l’homo sapiens sur fond de musique k-pop ne paraît pas si invraisemblable, surtout quand on connaît le succès des défis « Sleepy Chicken Challenge » qui consiste à cuire du poulet dans du sirop contre la toux avant de le consommer, « Paracétamol Challenge » où il s’agit d’avaler un maximum de comprimés de cet antalgique pour tester sa résistance ou encore le « Blackout Challenge » où il est question de se priver d’oxygène en se serrant la gorge jusqu’à la perte de connaissance… On se retrouve la semaine prochaine avec une solution qui fait monter le thermomètre (ça nous manquait).