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Censure, le choix de la responsabilité

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(Crédits : Freepik)

La censure est un choix qui ne se prend pas à la légère, et qui ne se fait pas par gaieté de cœur. Ce n’est pas le choix du chaos, c’est le choix de la responsabilité. J’entends la dimension anxiogène que cela peut générer, l’impression que nous allons participer à bloquer le pays.

Je voudrais juste dire que si nous le faisons, c’est en conscience, c’est en responsabilité et c’est aussi avec un cap de proposition. En mettant un Premier ministre qui représente finalement tout sauf ce que les Françaises et les Français ont exprimé dans les urnes lors des législatives en juillet dernier, à savoir le Front Républicain, avec des valeurs de justice sociale, de tolérance, de justice fiscale, de justice environnementale… C’est cela qui s’est exprimé. Or, nous nous sommes retrouvés avec un Premier ministre qui n’incarne pas ces valeurs là et n’a pas souhaité un gouvernement d’ouverture, de compromis, basé sur le dialogue.

Aujourd’hui, si nous votons la motion de censure, c’est bien pour exprimer justement le fait que l’on ne peut pas adopter un budget tel qu’il est présenté, qui est injuste, qui participerait à creuser les inégalités, qui participerait aussi à ne pas soutenir celles et ceux qui en ont le plus besoin, notamment sur l’accès aux soins, à la santé… et qui mettrait en difficulté bien des familles dans notre pays.

C’est avec cette conscience que nous votons la motion de censure et avec la responsabilité aussi de proposer, puisque c’est la perspective et c’est ce que Boris Vallaut proposera, à savoir un Premier ministre issu de la gauche, mais avec un gouvernement d’ouverture qui incarnera le compromis, le dialogue, l’apaisement, pour apporter le plus de stabilité pour le pays, jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.