Sauver la ligne ferroviaire Paray-le-Monial-Moulins
Transports. Le Conseil communautaire du Grand Charolais exprime sa vive préoccupation quant à l’avenir de l’axe ferroviaire Moulins – Paray-le-Monial – Lyon, infrastructure indispensable à la mobilité des habitants, au développement économique et à l’attractivité de notre territoire.
Le Conseil communautaire du Grand Charolais exprime sa vive préoccupation quant à l’avenir de l’axe ferroviaire Moulins – Paray-le-Monial – Lyon, infrastructure indispensable à la mobilité des habitants, au développement économique et à l’attractivité de notre territoire. Cette motion s’appuie sur les motions prises depuis plusieurs années ainsi que sur l’étude pilotée et financée par notre intercommunalité en 2023.
Le tronçon Moulins – Paray-le-Monial ne constitue pas une simple ligne locale. Il est le maillon essentiel d’un axe ferroviaire interrégional reliant l’Auvergne, la Bourgogne Franche-Comté et la métropole lyonnaise. Il assure notamment la circulation du TER Lyon–Tours, l’une des rares liaisons ferroviaires transversales reliant l’est et le centre de la France sans passer par Paris. À ce titre, son rôle dépasse largement les seuls territoires qu’il traverse et participe à la cohésion des réseaux ferroviaires nationaux.
Cet axe permet chaque jour à tous les usagers et notamment les salariés, étudiants, apprentis, entreprises et touristes de rejoindre leurs destinations. Il constitue également une liaison stratégique avec les trains Intercités au départ de Moulins et représente, pour les habitants du Charolais, de l’ouest de la Saône-et-Loire et des territoires voisins, une véritable alternative au TGV pour rejoindre Paris. Dans un contexte où le coût des déplacements devient un enjeu majeur, cette ligne garantit une mobilité ferroviaire financièrement accessible au plus grand nombre et participe pleinement au principe d’égalité entre les territoires.
Or, les difficultés d’exploitation constatées depuis plusieurs semaines, liées à la dégradation de l’infrastructure, fragilisent fortement cet axe stratégique. Les limitations de circulation, les retards, les suppressions de trains et la réduction de capacité risquent d’entraîner une baisse durable de fréquentation qui ne serait que la conséquence directe de la dégradation du service.
Face à cette situation, l’État a pris ses responsabilités en annonçant sa participation au financement des travaux d’urgence à hauteur de 50 % des 25 M€. Cet engagement exceptionnel traduit la reconnaissance par l’État du caractère stratégique de cette infrastructure. Il est toutefois conditionné à une décision rapide de la Région Bourgogne Franche-Comté, appelée à financer le solde des travaux. Sans cette participation régionale, les crédits de l’État ne pourront être mobilisés et les travaux indispensables ne pourront être engagés.
Au-delà de cette première intervention, une seconde phase de régénération complète de la ligne, estimée à 35 M€, devra être inscrite dans les futurs programmes d’investissement afin de garantir durablement la sécurité, la fiabilité et le développement de cet axe ferroviaire interrégional.
En conséquence, le Conseil communautaire du Grand Charolais demande à la Région Bourgogne Franche-Comté de confirmer sans délai son engagement financier.