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« Fédéralisme à la française » : Le plaidoyer de François Rebsamen.

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C’est ensuite François Rebsamen, dont la candidature aux élections sénatoriales de septembre prochain ne serait pas une surprise, qui a pris la parole. Devant un parterre d’élus et d’habitants réunis au Zénith, le président de Dijon Métropole a profité de la traditionnelle cérémonie des voeux pour dresser un pont entre cinquante ans d’histoire intercommunale et les défis démocratiques majeurs de cette année 2026.

Il a martelé son attachement à une « décentralisation de liberté ». Reprenant la célèbre formule de François Mitterrand, dont on fêtait le 8 janvier les 30 ans de sa disparition, il a appelé de ses voeux un « fédéralisme à la française », donnant aux élus locaux un véritable pouvoir normatif et une autonomie financière accrue, loin des décisions « verticales » de l’État. Un message qui résonne comme un pré-programme pour la Chambre haute, où il entendrait défendre la voix des territoires face aux « technos de Bercy » - rappelons que François Rebsamen était, il y a peu, ministre...

Au-delà des enjeux institutionnels, il a célébré le succès du modèle dijonnais. Avec 100.000 emplois et un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, la métropole s’affiche comme une locomotive régionale. Entre bilan et ambitions nationales, François Rebsamen, qui sera également candidat à sa propre succession à la tête de l’exécutif métropolitain, a conclu sur une note de combativité, affirmant que Dijon a « toutes les raisons d’être optimiste » pour cette année charnière, décidément le mot clé de ces voeux pour l’année 2026 aux Dijonnais.