Le groupe Roger Martin investit 5 M€ chez Merlot TP
Recycler 50 % des agrégats issus du rabotage des routes, contre 30 % auparavant, chauffer à une température réduite de 30 °C et économiser 2 kg de CO₂ par tonne : ce sont les principales performances de la nouvelle usine d’enrobage à chaud RF200 NEO2. Conçue par le fabricant Ermont-Fayat Group, basé à Lorette (42), dans la Loire, et équipée de la technologie Retroflux, elle équipe désormais Merlot TP à Mesves-sur-Loire, société créée en 1981 et propriété depuis 2016 du groupe Roger Martin.
Le GPL remplace par ailleurs le fioul lourd, avec la possibilité d’utiliser à terme du biogaz. Cette nouvelle unité va permettre de réaliser les divers enrobés : du classique enrobé chaud, destiné aux routes à fort trafic, à l’enrobé tiède, qui réduit les fumées et les émissions de CO₂, notamment pour les ouvriers, en passant par les enrobés clairs ou colorés pour limiter la chaleur en ville.
Un enjeu environnemental, mais aussi économique
Cet investissement survient dans un contexte de forte volatilité des prix des matières premières - l’indice bitume est passé de 157,8 en avril 2021 à 255 en avril 2022 - selon l’Insee. Pour Merlot TP, les achats de matières premières représentaient 6,03 M€ en 2024, pour un chiffre d’affaires de 17,6 M€.
En intégrant jusqu’à 50 % de matériaux recyclés, la nouvelle unité permet de réduire le recours aux matières premières neuves, tout en limitant les coûts liés à l’évacuation des matériaux issus du rabotage. Un taux supérieur à la moyenne nationale, qui s’établissait à 25,9 % d’agrégats d’enrobés réintroduits dans de nouveaux enrobés en 2025, selon Routes de France.