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93e année

26 communes de Saône-et-Loire retenues pour être les pôles de demain

Aménagement. Avec moins de 15 000 habitants, 26 communes de Saône-et-Loire ont pourtant été retenues par le projet Centralités en ruralités qui va accompagner leur redynamisation.

26 communes de Saône-et-Loire retenues pour être les pôles de demain
la Commune de Givry fait partie des prétendantes au programme Centralité en ruralités.

Avec la crise sanitaire, les Français - particulièrement les métropolitains - semblent avoir redécouvert les petites communes. En atteste par exemple la ville de Luzy (58), 2000 habitants dont la maire, Jocelyne Guérin peut se vanter d’avoir vendu 104 maisons en deux ans. Derrière cet engouement se révèle pourtant une réalité : « les petites communes-centre rencontrent des problèmes particuliers comme la dégradation de l’habitat central, du tissu commercial, ou le vieillissement des espaces publics » expliquait Éric Houlley, vice-président à la cohésion territoriale de la région Bourgogne-Franche-Comté. Une fragilité qui constitue donc un critère important dans le choix de la Région de soutenir des communes rurales de moins de 15 000 habitants faisant office de Pôle de proximité.

De 200 à 500 000 euros

Les petites ruralités qui répondront çà ces deux critères mais qui s’engagent aussi à participer à la transition énergétique et environnementale, à associer les usagers et habitants dans leur projet de redynamisation pourront prétendre à une aide de 200 à 500 000 euros sur quatre ans selon l’état d’avancement de leur réflexion. Pour la Saône et Loire, 26 communes ont été identifiées et pourront donc prétendre à ce programme intitulé « Centralités en ruralités » en complément du programme Petites villes de demain lancé par l’État en octobre 2020 qui n’a pas retenu exactement les même communes.


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Dédiés aux travaux d’étude ou d’ingénierie, au soutien à l’animation commerciale ou directement à la réfection de structures, cette aide devrait permettre de redynamiser des espaces de plus en plus prisés. A Tournus, c’est la rénovation du cinéma, de la médiathèque qui est envisagée tandis qu’à Cuisseaux, c’est l’aménagement d’un soixantaine de logements sur le site de la friche Morey, dont le reclassement devrait s’achever à la fin des années 2030. Pour l’heure, les 26 communes concernées se sont engagées à établir, avec les services de la région, un plan d’action qui devrait commencer dans quelques mois.

Antoine Gavory