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93e année

Le renouvellement urbain s’accélère au sud d’Auxerre

Urbanisme. Évaluée à 6,8 millions d’euros, la construction des 40 logements de la résidence Grattery III a été lancée, la semaine dernière, par l’Office auxerrois de l’habitat (OAH) et la ville.

Le renouvellement urbain s'accélère au sud d'Auxerre
À proximité immédiate de la RD 151, la future résidence Grattery III participera au renouveau urbanistique de l’entrée sud de l’agglomération auxerroise. (Crédit : OAH)

L’entrée sud de l’agglomération auxerroise poursuit sa métamorphose. À l’angle de la route de Vallan et de l’avenue de Grattery, Crescent Marault, le maire de la ville, et Vincent Vallé, le président de l’Office auxerrois de l’habitat (OAH), ont posé de la première pierre de la résidence Grattery III, mardi 4 octobre. Composé de trois bâtiments en R+2 et de 60 places de stationnement implantés sur près de six hectares, le programme immobilier va intégrer 40 logements du T2 au T5, répondant à la réglementation énergétique E2C1.


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Cette opération s’inscrit dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). « Avant de démolir des barres l’an prochain, à Sainte-Geneviève, nous anticipons en lançant ces constructions, comme nous l’avons déjà fait Porte de Paris, et à Chevannes, pour pouvoir accueillir ici les locataires qui seront relogés dans des conditions très favorables », explique Vincent Vallé. Le projet, estimé à 6,8 millions d’euros, a bénéficié d’un prêt à hauteur de 78 % de la Banque des territoires et du soutien financier de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et d’Action Logement.

Friches réhabilitées

Imaginée par le groupe Bouygues et par deux cabinets d’architecture - AAGroup et Anne-Gaël Launay Architecte -, la future résidence va être implantée sur un site industriel désaffecté dont les bâtiments ont été, au préalable, déconstruits, tout en sauvegardant l’environnement paysager. « Notre démarche avec AAGroup a été de regarder la parcelle et la potentialité du terrain qui est très très forte. Le président de l’OAH a parlé de campagne en ville, c’est ce que l’on a ressenti à l’approche du site et la qualité de ce site, c’était d’apporter des espaces de vie considérables et de ne pas gâcher cette potentialité en y implantant des emprises bâties trop importantes », souligne Anne-Gaël Launay.

Stéphane Bourdier