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93e année

Plus de 40 millions d’euros mobilisés dans le cadre de France 2030

Investissement. L’État et la région ont signé la déclinaison régionale du plan “France 2030“, aux côtés de leurs partenaires. Une convention qui mobilise un milliard d’euros de fonds publics à l’échelle nationale et 42 millions d’euros pour la Bourgogne Franche-Comté.

Plus de 40 millions d'euros mobilisés dans le cadre de France 2030
La présidente de région Marie-Guite Dufay (à gauche) et le préfet de région Fabien Sudry (à droite) ont signé, avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement auprès de la Première ministre, la convention régionalisée du plan “France 2030”. (Crédit : Préfecture de région)

Investir pour la France de 2030 était le mot d’ordre de la visite du secrétaire général pour l’investissement Bruno Bonnell auprès de la Première ministre, les 3 et 4 octobre en Bourgogne Franche-Comté. L’occasion pour le préfet de région Fabien Sudry et la présidente de région Marie-Guite Dufay de signer, aux côtés de Bpifrance et de la Banque des territoires, la convention régionale du plan “France 2030”.

«  France 2030 est d’abord un projet pour et par les territoires et par conséquent, il était intelligent et important d’organiser dans chaque région un comité de suivi régional qui regroupe tous les acteurs socio-économiques du territoire. L’objectif étant évidemment de mobiliser mais surtout faire comprendre que l’innovation peut arriver de l’inattendu. Les métropoles n’ont pas le monopole de l’innovation et notre pays connaît une phase d’une telle transformation qu’il est inéluctable que ça aura un impact sur l’organisation territoriale et sociétale de notre quotidien  », explique Bruno Bonnell, nommé en février par Jean Castex - alors Premier ministre - en charge du déploiement de France 2030. Au total, un milliard d’euros de fonds publics a été mobilisé à l’échelle nationale. «  Au niveau de la Bourgogne Franche-Comté, une enveloppe territorialisée de 42 millions d’euros est mobilisée pour laquelle l’État et la région ont chacun investi 21 millions d’euros  », détaille Marie-Guite Dufay. Et Fabien Sudry de rappeler  : «  42 millions d’euros, c’est le double du PIA [Programme d’investissements d’avenir - cadre dans lequel s’inscrit France 2030, Ndlr] précédent  ».


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Si France relance s’apparentait davantage à un système de guichets, France 2030 fonctionnera plutôt comme un concours d’excellence consacré à l’innovation. En Bourgogne Franche-Comté, cette stratégie se déclinera autour de quatre axes et autant d’appels à projets, à savoir les projets d’innovation, l’amélioration et la transformation de filières, les projets collaboratifs et les projets de formation professionnelle. «  Toute personne qui estime avoir un projet suffisamment ambitieux et intéressant pour répondre à une demande sociétale par une innovation peut répondre  », développe le secrétaire général pour l’investissement qui confie travailler actuellement à simplifier la démarche de candidature. Les dossiers seront ensuite instruits par quatre opérateurs, l’Ademe, Bpifrance, l’Agence nationale de la recherche et la Banque des territoires et des jury indépendants décideront d’apporter ou pas un soutien économique. «  L’État assume complètement son risque dans France 2030. On estime qu’il faut donner sa chance à l’innovation et donc par là même on a un risque objectif que des projets ne voient pas leur aboutissement.  »

À la rencontre des filières d’excellence

«  Tout cela passera par une recherche de l’excellence à laquelle tout le monde a accès, insiste Bruno Bonnell, 50 % des crédits seront pour des petites entreprises et des acteurs émergeants et 50 % de ces crédits doivent participer à la décarbonation du pays  ». Lors de ses deux journées en Bourgogne Franche-Comté, Bruno Bonnell s’est ainsi rendu à la rencontre des filières d’excellence du territoire. En commençant par la Côte-d’Or, il s’est rendu sur le site Inrae de Bretenière pour évoquer l’agroécologie et l’alimentation avant de découvrir la filière santé puis la métallurgie à Dijon.

« Je pense que le tissu de cette région est très intéressant parce qu’il est très diversifié et surtout il est très étalé. »

Il a enfin présidé un comité régional de suivi de France 2030 avant de rencontrer les derniers lauréats régionaux du concours i-Lab et de signer la convention régionalisée avec la préfecture et le conseil régional. Le lendemain, c’est dans le Doubs qu’il s’est rendu avec une visite de Femto-ST sur la thématique de l’hydrogène et de Supmicrotech-Ensmm pour parler micro-nano-robotique. Le plan automobile État-région lui a été par la suite présenté en préfecture avant d’évoquer les thèmes de la transition écologique et de la décarbonation de l’industrie, pour finir sur la visite du pôle d’innovation en biothérapies et de l’entreprise RD Biotech.

«  Je pense que le tissu de cette région est très intéressant parce qu’il est très diversifié et surtout il est très étalé. Quand vous regardez ce qu’il se passe sur le Territoire de Belfort, à Montbéliard, quand vous descendez à Besançon, vous allez sur Dijon, dans la Nièvre, à Chalon-sur-Saône... vous vous apercevez que dans plein de directions différentes, il y a des centres d’excellences, sans oublier l’agriculture qui dans ce territoire se démarque  », reconnaît le secrétaire général pour l’investissement auprès de la Première ministre.

Antonin Tabard