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93e année

Saint-Bonnet-en-Bresse : de la vapeur au solaire

Environnement. À Saint-Bonnet-en-Bresse, l’ancienne gare va devenir une centrale photovoltaïque.

Saint-Bonnet-en-Bresse : de la vapeur au solaire
Le site de l’ancienne gare de Saint-Bonnet-en-Bresse accueillera en 2026 une centrale solaire. (Crédit : Fichier libre / GCHP)

Située sur la ligne Dijon-Saint-Amour, il y a plus de 20 ans que la gare de Saint-Bonnet-en-Bresse n’a pas vu de voyageurs à quai. Mais la friche de 12 hectares à l’abandon depuis la fin des années 1990 ne tombera finalement pas dans l’oubli. Après trois ans de pourparlers avec la SNCF, TotalEnergies vient de présenter son projet de requalification du site qui accueillera sous trois ans une centrale solaire de 9.500 panneaux photovoltaïques. Un investissement de près de cinq millions d’euros qui permettra d’atteindre une capacité de production de cinq mégawatts, soit l’électricité nécessaire pour 4.000 habitants, hors appareils de chauffage.


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De son côté, la SNCF indique que « ce projet s’inscrit pleinement dans la volonté de la SNCF d’agir pour la transition écologique en cédant des terrains peu exploités voire inexploités pour leur redonner vie au profit des énergies vertes ». Dans les faits, c’est un cabinet foncier, la foncière Malesherbes qui se porte acquéreur de la friche qui, précise la SNCF dans son communiqué, « ne sera pas dépollué mais fera l’objet d’études environnementales », avançant que « le choix de sites en état industriel pour l’implantation de fermes solaires permet d’éviter l’occupation de terres naturelles, agricoles ou forestières ». La foncière Malesherbes qui vient également de faire une offre pour le bâtiment de la gare sans pour autant préciser son projet, achète donc le site en l’état en vue de le louer à TotalEnergies.

Un projet énergétique et écologique

Outre le projet qui ravit élus et habitants, TotalEnergies se dit également prêt à étudier plusieurs propositions de valorisation de ces espaces : installation de ruches, éco pâturage ou encore installation de bornes de recharge pour les automobiles. Une démarche environnementale presque systématique dans les récents projets d’installation qui viennent compléter un bilan carbone positif : la future centrale, dont le permis de construire sera déposé en début d’année 2023 évitera le rejet de 170 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Du côté des collectivités, si les 18.000 euros de retombées fiscales sont une bonne nouvelle, ce qui l’est peut-être encore avantage, c’est de voir renaître ce patrimoine ferroviaire bien souvent cher à toutes les communes.

Antoine Gavory