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Agri-Cargo va reprendre le site de Benteler

Industrie. Une semaine après le départ des derniers salariés de l’équipementier automobile, la direction a annoncé avoir signé un compromis de vente de l’usine de Migennes.

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Agri-Cargo va reprendre le site de Benteler
(Crédit : Benteler Automotive)

Le site de production du groupe allemand va conserver sa vocation industrielle. La société belge et l’équipementier automobile ont, en effet, signé, le 19 décembre dernier, un compromis de vente de l’usine icaunaise. Spécialisée dans la conception d’engrais verts à base de miscanthus, Agri-Cargo projette de concevoir, au deuxième trimestre 2023, les machines nécessaires à sa production. L’entreprise possède déjà des installations sur le territoire national, notamment à Vireux-Molhain, dans les Ardennes. Cette nouvelle orientation devrait générer, dès le lancement de l’activité, une cinquantaine d’emplois directs réservés, prioritairement, aux anciens salariés de Benteler.


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Vécue comme une catastrophe économique et sociale, l’annonce de la fermeture de l’usine de production de pièces automobiles avait créé la stupeur, en novembre 2021, dans le centre de l’Yonne, et avait obligé l’État à déclencher le dispositif « choc industriel » dans le bassin d’emploi afin d’imaginer des alternatives. Il semblerait que les premiers contacts avec le repreneur auraient été établis par le groupe, avant la mise en place du plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE), conformément aux engagements pris par la direction lors du comité social et économique (CSE) du mois de juin de la même année.

La fin d’une époque…

Fleuron de l’industrie d’outre-Rhin, la division « Automotive » de Benteler aura connu trois décennies mouvementées dans le département, rythmées par un marché extrêmement concurrentiel et un secteur frappé par les mutations technologiques. Fragilisé tant par le contexte sanitaire, la hausse des matières premières et les restructurations de la filière automobile, que par des décisions internes, parfois, hasardeuses, le site bourguignon apparaissait de moins en moins armé pour affronter les nouveaux défis liés à la transition énergétique et environnementale. L’an dernier, il comptait encore 400 salariés, dont plus de 300 en CDI, et se situait à la deuxième position des plus gros employeurs de la cité cheminote.