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93e année

Edito, des cigares locaux

Artisanat. La Saône-et-Loire compte l’un des rares fabricants de cigares français. La manufacture Edito a conservé la tradition du cigare fait main dans son atelier de la Chapelle-de-Guichey. Installée dans un château du XIIIe siècle, l’entreprise investit pour proposer une expérience originale à une clientèle d’entreprises.

Edito, des cigares locaux
En Saône-et-Loire, la fabrication des cigares Edito se fait à la main selon la tradition (Crédit : Edito)

Environ 10.000 cigares fabriqués en Saône-et-Loire se vendent chaque année en France, principalement sur la Côte-d’Azur, en région parisienne et Rhône-Alpes et de façon trop rare dans leur propre région. « Sur la centaine de bureaux de tabac spécialisés dans le cigare en France, nous en comptons une cinquantaine parmi nos clients », explique Valéry de Guisa, dirigeant de la société qui a racheté l’entreprise en 2002. Pour fabriquer les cigares à la main selon la tradition, il emploie deux Cubains qui apportent leur savoir-faire et se fournit dans huit pays pour le tabac et les feuilles, de Cuba au Mexique en passant par le Nicaragua, le Pérou mais aussi le Cameroun.

Diversifier les ressources

« Nous proposons des formations à la journée pour des groupes de passionnés de six à dix personnes. » Valéry de Guisa entend poursuivre en ce sens et développer une proposition spécifique aux entreprises. Pour y parvenir, il investit près de 400.000 euros dans le château qu’occupe la manufacture pour créer une salle de séminaire, un fumoir et un caveau afin d’accueillir les professionnels à la recherche d’un cadre atypique et désireux de s’essayer à une activité originale. « L’objectif est de louer ces locaux pour une soirée de société. »


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Les travaux, en cours de finalisation, devraient s’achever d’ici à la fin de l’année. Il mise sur cette diversification pour rentabiliser l’activité de fabrication de cigares, dans le respect de la réglementation. « La fabrication de cigares n’est pas une activité lucrative. Mes autres sociétés viennent en soutien. Sur un cigare de dix euros, il reste 3,5 euros quand on enlève les taxes. Il faut ensuite enlever les charges, la matière première… »

Nadège Hubert