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93e année

En Franche-Comté, les acteurs de la filière bois s’engagent dans les circuits courts

Industrie. Afin de répondre à la conjoncture actuelle, les acteurs de la filière forêt-bois ont décidé de s’engager avec la signature d’une charte de bonnes pratiques, qui acte leur volonté d’utiliser plus fréquemment du bois originaire de Bourgogne Franche-Comté dans les projets de construction bois.

En Franche-Comté, les acteurs de la filière bois s'engage dans les circuits courts
(Crédit : Pixabay)

Historiquement, l’offre en produit bois pour la construction est moins abondante en France que dans ses voisins européens. Malgré cela, l’offre française a une plus grande capacité à répondre à des demandes spécifiques, du fait d’une gestion forestière adaptée et de la prédominance d’entreprises à taille humaine, réactives et polyvalentes. L’entrée en vigueur de la Règlementation Environnementale RE2020 au 1er janvier 2022, en faveur du développement de bâtiments moins énergivores, devrait amplifier le phénomène.


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Si les importations restent pour l’instant nécessaires, des acteurs de la filière forêt-bois de Franche-Comté souhaitent favoriser les échanges commerciaux entre producteurs et constructeurs locaux afin de sécuriser les approvisionnements, de favoriser le circuit-court, de redynamiser la filière et de s’inscrire dans une logique durable.

Favoriser l’approvisionnement local

C’est à la suite de la concertation entre les représentants jurassiens de la filière bois (forêt publique et privée, scieurs et constructeurs) lors de réunions à l’Institut européen de formation des Compagnons du Tour de France à Mouchard que cette charte des bonnes pratiques est née. Le périmètre de la charte correspond dans un premier temps au territoire franc-comtois et pourrait par la suite essaimer.

Avec cette charte les propriétaires publics (avec l’appui de l’ONF) et privés (syndicat et coopératives) s’engagent à approvisionner prioritairement les unités de première transformation franc-comtoises signataires de la charte, notamment au travers de la création ou de l’augmentation des volumes en contrats d’approvisionnement et de ventes de gré à gré. Les communes forestières actent leur effort pour utiliser des bois en circuits courts dans leurs projets de bâtiments, d’aménagements et de rénovations. Les entreprises de première et deuxième transformation devront définir des prix responsables en accord avec le constructeur. Les entreprises de construction, de la maîtrise d’œuvre et les coopératives d’approvisionnement s’engagent elles aussi à favoriser le bois de pays.

Frédéric Chevalier