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93e année

Le Chantier naval Franco-Suisse : voguer de Villers-le-Lac à Bordeaux

Industrie. Le chantier naval Franco-Suisse achemine actuellement le plus imposant navire qui soit sorti de ses ateliers. Depuis le 27 octobre, un bateau de 58 tonnes a quitté Villers-le-Lac afin de rejoindre Bordeaux pour être mis à l’eau.

Le Chantier naval Franco-Suisse : voguer de Villers-le-Lac à Bordeaux
Le plus imposant bateau jamais réalisé par Chantier Naval Franco-Suisse aura mis près de deux semaines pour rejoindre Bordeaux depuis Villers-le-Lac. (Crédit : Chantier Naval Franco-Suisse)

Un chantier naval en pleine montagne peut sembler atypique pourtant depuis 1983, chaque année des bateaux sortent des ateliers du Chantier Naval Franco-Suisse installé à Villers-le-Lac. En été, l’entreprise exploite deux vedettes panoramiques pour des croisières promenade ou repas au Saut du Doubs. « La saison 2022 a été compliquée. En raison de la sécheresse, nous avons eu moins d’heures de navigation » précise Muriel Michel, qui a repris l’entreprise familiale avec son frère Antoine.


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En hiver, les cinq salariés s’activent avec quelques renforts dans les ateliers pour construire des bateaux à la demande. « Il nous faut environ dix mois pour réaliser un bateau quand au début de l’activité trois mois suffisait. Désormais il y a plus de normes et d’électronique. » De la barque au 25 mètres, Chantier Naval Franco-Suisse répond aux demandes des collectivités, des acteurs privés ou même des particuliers.

Un projet d’envergure

Le 27 octobre, un bateau de 25 mètres de long et six mètres de large, le plus imposant jamais conçu par l’entreprise, a quitté les ateliers pour rejoindre son propriétaire, Bordeaux River Cruse, en Gironde. Ce bateau à passagers de 58 tonnes, prêt à être utilisé, aura une vocation touristique. Son arrivée est quant à elle prévue le 10 novembre. « Normalement nous aurions dû mettre entre huit et dix mois pour le fabriquer mais entre la pénurie de main d’œuvre et les problèmes d’approvisionnement, nous avons mis un an. » Un seul navire sort des ateliers chaque année. « Nous n’avons pas de carnet de commande à l’avance » regrette Muriel Michel qui ne sait pas encore sur quel projet ses équipes vont travailler.

Nadège Hubert