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93e année

Les collants Divine se relocalisent en France

Textile. Le groupe de l’Ain Khepri investit dix millions d’euros pour devenir l’actionnaire majoritaire des collants Divine, installé dans l’Yonne, et relocaliser la production en France.

Les collants Divine se relocalisent en France
Les collants Divine représentent 3% de la valeur du marché du collant en France (Crédit : Divine)

Divine fabrique entre 600 000 et 700 000 collants par an pour un chiffre d’affaires 2021 de 2,5 millions d’euros. Installée dans l’Yonne, l’entreprise s’appuyait jusqu’alors sur son associé biélorusse pour la production tandis que le site icaunais assure le stockage et la distribution aux grandes surfaces. Au fait de ses problématiques, Thierry Emin, partenaire désireux de faire du textile made in France et dirigeant du groupe Khepri, décide de se porter acquéreur des parts biélorusses et de devenir par la même actionnaire majoritaire.

« Billon, notre entreprise de tricotage de la maille, et Alberti, spécialiste de la teinture et du formage, interviennent déjà pour Divine. » Outre l’achat des parts, les dix millions d’euros engagés par Khepri dans ce projet concernent le développement d’une nouvelle technologie, seamless, qui consiste en du tricotage sans couture, et dans la construction d’un nouveau site de production. « Nous allons réunir nos différents sites sur 5 000 m² dans la plaine de l’Ain. L’usine devrait voir le jour d’ici 24 à 36 mois. » Pour l’heure, la production a été rapatriée de Biélorussie en Italie.

Une seconde vie pour les collants

Thierry Emin prévoit de conserver le site dans l’Yonne et sa vingtaine de salariés, gardant Laurent Trognon à la tête de l’entreprise Divine mais envisage de l’inscrire dans de nouveaux segments de marché. « Divine va lancer une gamme seamless mais aussi des socquettes et une gamme de maillots de bain grâce à la force industrielle du groupe. » Le dirigeant espère renforcer la place de Divine en France mais aussi dans l’univers digital et reprendre des parts de marché à l’international.


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« Les collants français gardent une renommée en Asie notamment. » Thierry Emin travaille également sur une nouvelle filière de recyclage pour les collants. « Nous élaborons une technologie pour séparer le polyamide et l’élasthanne. Nous avons obtenu le label Deep Tech de BPI pour ce projet. » Le chef d’entreprise espère que l’industrialisation de ce process prendra forme d’ici 2024-2025 pour donner une nouvelle vie aux anciens collants.

Nadège Hubert