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93e année

Metic, dans les tuyaux de l’industrie locale

Industrie. En décembre 2020, Geoffroy Guise reprenait l’entreprise Metic de Chalon-sur-Saône. Spécialiste en chaudronnerie, en tuyauterie industrielle et en usinage grâce à sa petite sœur Meca Production, elle répond aux besoins de différents marchés industriels, privilégiant la proximité avec son territoire. Alors que la société devrait recevoir sa certification ISO 9001 d’ici la fin de l’année, elle prépare un investissement pour 2023.

Avec ses 40 salariés, dont 35 pour l’entité Metic, et un chiffre d’affaires de cinq millions d’euros, Geoffroy Guise a trouvé l’entreprise qui répondait à ses attentes quand il l’a reprise en décembre 2020. « Je voulais revenir en Saône-et-Loire, l’activité collait avec mes souhaits et j’ai eu le sentiment de solidité de l’entreprise. » Le dirigeant rappelle que cette dernière repose sur trois métiers : la fabrication et l’installation de tuyauterie industrielle pour tout type de fluide ; l’usinage et enfin la chaudronnerie en concevant des pièces uniques ou en petite série.


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« Nous pouvons fabriquer du petit minutieux, un kilo en tôlerie fine, ou aller jusqu’à 20 tonnes et dix mètres de long avec des épaisseurs d’acier en tôle de 60 millimètres. » Ces trois activités, l’entreprise les met au service des industriels de l’énergie que ce soit dans le nucléaire avec Framatome ou le pétrole notamment ; de l’agro-alimentaire avec des clients comme les fromageries Bel, la Boulangère, les sandwichs Daunat ou les conserves Massilly ; et enfin pour des activités industrielles allant d’Air Liquide à Isover en passant par les transports autant que les stations d’épuration.

Le choix de la proximité

« A Chalon, nous avons la force d’un bassin industriel ! » insiste Geoffroy Guise qui met l’accent sur l’importance de miser sur le local tant pour trouver ses fournisseurs, ses compétences, son réseau ou ses clients. « Nous sommes sur des métiers délocalisables mais la proximité et la relation de service restent un argument. » Le dirigeant met également un point d’orgue à maintenir ou augmenter la qualité de ses produits. Lancée il y a un an, la certification ISO 9001 devrait ainsi lui être remise avant la fin de l’année. Le projet suivant porte sur un investissement prévu en 2023. « Nous allons débloquer 100.000 euros pour une cabine de peinture au cours du premier trimestre. D’autres équipements suivront pour une enveloppe globale avoisinant 500.000 euros. »

Nadège Hubert