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93e année

mYXpression poursuit son développement

Santé. À Dijon, la start-up mYXpression qui traite des données de santé pour lutter contre les maladies auto-immunes, vient d’obtenir son marquage CE mais s’apprête aussi à lancer une étude clinique et finalise une levée de fonds de deux millions d’euros.

mYXpression poursuit son développement
Jean-François Prugnot souhaite doubler le nombre de patient en rémission d’une maladie auto-immune grâce au test RITI®. (Crédit : N. Hubert)

Chaque patient possède un profil biologique unique. Pour augmenter les chances de rémission dans le cadre d’une biothérapie, mYXpression et son test RITI s’appuient sur l’intelligence artificielle pour confronter le profil d’un malade à une diversité de biothérapies. « Ce traitement de la donnée aboutit à un rapport qui indique le score d’efficacité pour chaque biothérapie. Le médecin aura ainsi des éléments cliniques sur lesquels s’appuyer pour orienter sa prescription », précise Jean-François Prugnot, co-fondateur de la jeune pousse.


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Dans un premier temps, la start-up a réuni 20 millions de profils d’efficacité des biothérapies dans une base pour les confronter à celui du patient grâce à la lecture de son ARN. Le rapport produit par le test RITI va également préciser les traitements à exclure. Actuellement, les biothérapies obtiennent un taux d’efficacité de 40% que les deux fondateurs de mYXpression, Jean-François Prugnot et Jean-François Robineau, entendent doubler.

Un nouveau pas vers la commercialisation

Actuellement, mYXpression intervient sur la polyarthrite rhumatoïde qui touche 300.000 personnes en France et entre 0,5 et 0,8% de la population mondiale. Une dizaine de biothérapies sont actuellement disponibles pour lutter contre cette maladie. « Nous pouvons examiner avec précision sept d’entre elles en fonction du patient. Nous allons également intervenir sur la maladie de Crohn et des maladies dermatologiques comme le lupus et le psoriasis. » Pour entamer la commercialisation de son procédé, la start-up vient d’obtenir le marquage CE.

« Il doit être complété par une étude clinique que nous allons lancer en septembre prochain avec plusieurs CHU de France et 250 patients. » Cette étude se déroulera sur un an et permettra de mesurer l’efficacité de la technologie. Pour la financer mais aussi pour recruter et poursuivre son développement en direction du marché américain avec l’obtention de l’agrément FDA, mYXpression finalise une levée de fonds avoisinant les deux millions d’euros.

Nadège Hubert