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93e année

Packinox Alfa Laval poursuit ses investissements

Investissement. À Chalon-sur-Saône, Packinox Alfa Laval a débloqué près de 30 millions d’euros en dix ans pour moderniser et développer son site dédié à la production d’échangeurs thermiques. Dans la continuité, l’entreprise vient de bénéficier du plan France Relance pour acquérir un nouvel équipement d’un montant de deux millions d’euros.

Chalon-sur-Saône - Packinox Alfa Laval - Industrie - Energie - Investissement
Les imposants échangeurs thermiques de Packinox Alfa Laval cherchent à pénétrer de nouveaux marchés tels que celui du stockage d’énergie à longue durée. (Crédit : Packinox Alfa Laval)

La nouvelle machine laser robotisée de Packinox Alfa Laval aura nécessité un budget de deux millions d’euros, soutenu à hauteur de 20% par le plan France Relance. « Notre chaîne de fabrication d’échangeurs thermiques intègre des plaques d’acier de grande dimension, 14 mètres de long sur deux mètres de large. Ces tôles, formées par explosion sous l’eau, nécessitent que l’on soude des languettes de métal en périphérie. C’est là qu’intervient la nouvelle machine » explique Thierry Sourp, directeur général d’Alfa Laval Packinox.


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Cet équipement vient compléter une série d’investissements engagée depuis près de dix ans pour un montant de 30 millions d’euros. Si les échangeurs thermiques sont présents dans les radiateurs des véhicules ou les climatisations, ceux de la société chalonnaise, pesant de 50 à 500 tonnes, sont destinés quant à eux à l’industrie pétrochimique et aux raffineries. « La fabrication d’essence se fait par réaction chimique à haute température. Nos échangeurs permettent d’aller de 80 à 500 degrés mais aussi de refroidir l’ensemble ensuite » détaille Thierry Sourp.

Stratégie de diversification

Devant les évolutions du secteur automobile, Packinox Alfa Laval, 65 millions d’euros de chiffre d’affaires, s’oriente vers de nouveaux débouchés pour ses échangeurs thermiques. « Nous nous tournons vers d’autres marchés comme la capture de CO2 ou le stockage d’énergie à longue durée. Cette branche de l’industrie où l’on cherche à emmagasiner l’énergie solaire ou éolienne se développe et certains procédés ont besoin de nos imposants échangeurs. » Dans un contexte où le prix des matières premières flambe, le dirigeant se réjouit que ses produits ne soient que peu impactés par cette hausse pouvant atteindre jusqu’à 50% du prix initial. « Notre produit nécessite moins d’acier que les versions en tube donc la hausse des prix renforce notre compétitivité tandis que nous arrivons à maintenir nos approvisionnements dans des délais raisonnables via nos fournisseurs en Belgique. » Alors qu’il faut entre 12 et 15 mois de fabrication, le site chalonnais et ses 150 salariés produisent entre 15 et 25 échangeurs chaque année.

Nadège Hubert