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93e année

Premier Tech conforte durablement son activité industrielle dans l’Yonne

Investissement. Après l’acquisition du site d’Eparco à Senan en 2020, la filiale du groupe québécois spécialisée dans l’assainissement autonome et la récupération d’eau de pluie a investi 2,5 millions d’euros pour augmenter sa capacité de production et moderniser ses infrastructures, soutenue par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

Eau - Récupération - Yonne - Site - Investissement
Premier Tech a investi 2,5 millions d’euros pour augmenter sa capacité de production. (Crédit : Stéphane Bourdier).

À Senan, entre Joigny et Aillant-sur-Tholon, un vent d’optimisme souffle depuis la reprise d’Eparco, en difficulté depuis plusieurs années, par Premier Tech Eau et Environnement. Leader mondial dans la technologie des filtres compacts pour l’assainissement autonome, la filiale du géant canadien (5.200 collaborateurs dans 28 pays) a lancé un ambitieux programme de réindustrialisation de l’unité de fabrication icaunaise, l’une des quatre qu’elle possède en France.


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« Premier Tech est une entreprise familiale qui fêtera son centenaire l’année prochaine. Au cours de son histoire, elle n’a connu que deux présidents et n’a jamais fermé ou revendu une seule de ses 47 installations manufacturières », souligne Henri Ouellet, le président de Premier Tech Eau et Environnement. « Nous sommes le sixième investisseur canadien en France et nous y sommes très attachés. »

Un nouveau process

Le site icaunais conçoit une large gamme de cuves en polyéthylène destinées à l’assainissement non collectif et à la collecte des eaux pluviales. Après avoir réalisé des travaux de modernisation et d’extension des ateliers, Premier Tech vient d’investir 2,5 millions d’euros dans deux fours de rotomoulage afin de doubler sa capacité de production. Plus performants, ces nouveaux équipements industriels doivent lui permettre d’économiser près de 25 % sur sa facture énergétique lors de la fabrication.

Outre la pérennisation de ses 22 collaborateurs icaunais, l’entreprise québécoise va recruter cinq à dix nouveaux salariés dans les trois prochaines années afin d’accompagner sa croissance. Elle ambitionne, par ailleurs, d’intégrer de nouvelles machines et de rationaliser les flux internes, puis d’étendre sa surface de stockage.

Et un appui régional

Dans le cadre du « Fonds de relocalisation et de transition vers une économie décarbonée » de son Plan d’accélération de l’investissement régional (Pair), le conseil régional de Bourgogne-France-Comté lui a accordé une aide financière de 326.000 euros, sur un million d’euros d’investissement éligibles. Ce soutien vise à accompagner la transition environnementale de son appareil productif.

« L’une de nos priorités est d’aider les entreprises à réaliser des économies d’énergie dans une période où la crise énergétique n’est plus conjoncturelle mais bien structurelle », affirme Nicolas Soret, vice-président du conseil régional. Ce dernier a, notamment, annoncé qu’un nouveau dispositif d’aide à la décarbonation sera prochainement adopté par la collectivité territoriale.

Stéphane Bourdier