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93e année

Un nouveau siège en matériaux biosourcés pour la Cocebi

Agriculture. Livré au début de l’année prochaine, ce bâtiment à énergie positive de 900 mètres carrés élevé sur trois niveaux va être isolé avec de la paille, issue du département. La construction du nouveau siège social précède l’implantation d’une unité de fabrication de flocons d’avoine.

(Crédit : Cocebi)

Il y a quelques jours, les représentants de la Cocebi (Coopérative céréalière biologique de Bourgogne) conviaient une délégation du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté et de la mairie de Nitry - financeurs du projet à hauteur de 238.000 et 2.500 euros - à une visite de chantier pour apprécier l’avancée des travaux de leur futur siège social. Prévue depuis 2019 mais retardée en raison de la crise sanitaire, la construction du nouveau bâtiment a nécessité un investissement de 2,1 millions d’euros.


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« Ce bâtiment écologique, à énergie positive de 900 mètres-carrés sur trois niveaux devrait être livré en 2023. Sont prévus pour ce bâtiment trois salles de réunion dont une de 75 mètres carrés pouvant accueillir le conseil d’administration, un grand espace repas, une zone bien-être et plus de 380 mètres-carrés de bureaux et d’espaces de travail », précise la coopérative qui compte plus de 250 adhérents.

Paille et chutes de parquet

Imaginé par le cabinet auxerrois MC2 Architectes et construit par des entreprises du territoire, le nouveau siège implanté à proximité des silos intègre des matériaux biosourcés. De la paille du Sénonais va, par exemple, être compressée pour assurer l’isolation de la structure. Le plancher sera, quant à lui, confectionné avec des chutes de parquet. « Ce projet permettra de créer un bâtiment, convivial à vivre, agréable et fonctionnel, répondant aux besoins d’espaces des salariés actuels et des postes à créer dans un horizon de cinq ans. »

En effet, l’usine de flocons d’avoine pour laquelle la Cocebi a réuni 7,6 millions d’euros via un pool d’investisseurs doit entrer en service l’été prochain. Cette unité ambitieuse, qui vise à assurer une plus grande indépendance industrielle à la filière, devrait créer huit emplois supplémentaires.

Stéphane Bourdier