Hommes et chiffres

Les escargots en chocolat de retour à Dijon

Alimentaire. Ancien directeur général de Cacao de Bourgogne, René Loquet va relancer la production des emblématiques escargots avec une nouvelle société, la Chocolaterie des Ducs de Bourgogne.

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Les escargots en chocolat de retour à Dijon
René Loquet et deux monuments de la chocolaterie : les escargots et Dali, héros de la désormais culte publicité où il proclamait être « fou du chocolat Lanvin » (Crédit photo : Chocolaterie des Ducs de Bourgogne)

Entouré par sept ex-salariés de la Chocolaterie de Bourgogne, dont l’ancienne directrice R&D ou encore un conducteur de ligne sur machine à escargot pendant 25 ans et quelques intérimaires, René Loquet relance la production des cultissimes chocolats. « Je ne reprends pas l’entreprise, j’ai créé la Chocolaterie des Ducs de Bourgogne qui va exploiter la marque Chocolaterie de Bourgogne », insiste l’ancien directeur général du site. Pour produire à nouveau les escargots en chocolat, il va louer 1.000 mètres carrés des 60.000 anciens mètres carrés de la chocolaterie, profitant de la hauteur sous plafond pour aménager un espace de 2.000 mètres carrés.

En attendant de finir les aménagements au cours du premier semestre 2023, René Loquet profite des locaux d’un confrère pour initier sa production et commencer à vendre les escargots au chocolat blanc, noir et au lait dès le 22 septembre prochain dans la boutique d’usine, rue de Cluj en zone Cap Nord. « Nous y vendrons également des produits régionaux en provenance des industries agro-alimentaires locales. »

Une croissance progressive

Entre la location des locaux, la matière première, l’acquisition de machines, nouvelles ou anciennes comme la marmite avec bras de mélange datant de l’époque Lanvin, René Loquet prévoit d’investir environ 700.000 euros sur ses fonds propres, sans investisseur et sans banque. « J’ai le projet d’une petite usine créée sur les fondations du passé pour un projet durable et rentable. » Outre la boutique, le dirigeant se tourne vers les épiceries fines et les collectivités, comités d’entreprises, associations sportives… pour vendre ses chocolats. Il mise aussi sur une production au mois, et non plus sur de longues périodes comme le faisait l’ancienne usine, afin de préserver la qualité des produits.


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« Dans un second temps, nous installerons le reste du matériel, à partir du milieu d’année 2023, pour faire l’escargot praliné à l’ancienne. » Dans une troisième phase, d’ici à 18 mois, le nouveau dirigeant envisage de s’entourer de partenaires financiers pour internaliser une plus grosse ligne de production, à l’échelle semi-industrielle pour, notamment, fournir des industriels en agro-alimentaire en marque blanche, mais aussi s’ouvrir à l’international.