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93e année

Social Bar : un bar autrement

Commerce. Le concept parisien de Social Bar est arrivé à Dijon. Ouvert en mars 2022 rue Jules Mercier, le lieu a tout d’un bar traditionnel pourtant, inscrit dans l’économie sociale et solidaire, il vise à favoriser le lien entre les clients tout en les invitant à soutenir une association locale.

Eloïse Dubuet a opéré un virage à 180 degrés dans sa carrière pour ouvrir le Social Bar, rue Jules Mercier à Dijon. (Crédit : N. Hubert)

Dans le calme d’une rue piétonne, en plein cœur de Dijon, le Social Bar a pris ses quartier rue Jules Mercier. Ouvert en mars 2022, le concept est arrivé à Dijon par l’intermédiaire d’Eloïse Dubuet, 33 ans. « En reconversion professionnelle d’une première carrière d’ingénieure dans la fibre optique pour l’aéronautique et installée à Paris, je voulais revenir en Bourgogne. Je fréquentais le Social Bar et j’ai suggéré d’en implanter un à Dijon. » Outre la capitale, le principe de bar solidaire a fait des émules à Biarritz, Saint-Ouen, Strasbourg tandis qu’un autre devrait ouvrir ses portes à Montpellier. Actionnaire à 25%, la jeune femme voulait donner plus de sens à sa vie professionnelle. « J’avais envie de servir et d’être utile aux gens et à la planète. »

Solidarité et festivité

Au Social Bar, tout est mis en œuvre pour favoriser l’échange et le lien entre les clients avec des jeux notamment. Un inconnu peut par exemple lancer les dés pour vous permettre de gagner ou perdre un euro sur votre consommation. « Des cartes défis donne des prétextes, à ceux qui le souhaitent, pour initier le dialogue. » Solidaire, le bar reverse également 15% de ses bénéfices à une association locale, choisie par les co-patrons. « Une campagne de financement participatif court jusqu’au 20 juillet pour nous rejoindre. »


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Une part du capital, soit six actions minimum, revient à 112,5 euros. A l’heure du Happy Hour, les clients peuvent renoncer au tarif avantageux, les sommes récoltées sont alors versées à l’association Speak qui lutte contre les violences faites aux mineurs. Enfin, ce laboratoire de solidarité et de la convivialité propose le déjeuner avec des recettes s’appuyant sur les producteurs locaux. Sourire aux lèvres, Eloïse est désormais entourée de quatre salariés et anime ce lieu qui abrite même une salle karaoké et une malle à déguisement en sous-sol…

Nadège Hubert