Une maison pour les femmes victimes de violences.
Paul Mourier, préfet de région, a inauguré la Maison des femmes du département entouré des représentants des collectivités locales, partenaires du projet et de Claudie Haigneré, la marraine (en distanciel). Installée dans la clinique Bénigne Joly à Talant, la structure a vu le jour en 2024 à l’initiative du docteur Bruno Bègue, chef du service de médecine légale et profité d’un investissement de plus de 150.000 €. Elle a vocation à accueillir les victimes de violences conjugales, sexuelles ou psychologiques, mais aussi à proposer un parcours de santé sexuelle et un parcours consacré aux mutilations sexuelles féminines.
Portée par le CHU Dijon Bourgogne, elle s’inscrit sur le modèle du réseau Restart (32 en France) tandis que le pays dispose de 100 maisons du genre, tous modèles confondus, dans 81 départements. Ouverte depuis l’été 2025, la Maison des femmes et son équipe pluridisciplinaire ont déjà reçu 120 femmes. Sur place, un médecin légiste, un psychologue, une assistante sociale, une infirmière spécialisée dans la prise en charge des violences, une sage-femme et un gynécologue assurent une prise en charge globale.
« Ce lieu symbolise une volonté collective d’offrir une protection et une écoute aux femmes, quelle que soit la diversité de leur parcours et de leur situation », a insisté le préfet en précisant qu’au 31 octobre 2025, 1.344 victimes avaient été prises en charge par les forces de l’ordre.
La Maison des femmes vient en complémentarité des acteurs en place et des outils existants comme les 90 places d’hébergement disponibles par l’intermédiaire de l’Adefo ou le « Pack Nouveau Départ », dispositif du département qui permet d’organiser la prise en charge personnalisée, rapide et coordonnée des victimes de violences conjugales.