Portée par le succès populaire de sa première édition, la Fresque de Sens prépare son grand retour. L’an dernier, près de 7.000 spectateurs ont assisté à ce spectacle historique d’envergure. Le projet reste dirigé par le comédien Sylvain Machac et le metteur en scène Didier Weill, avec le soutien de l’association Arum Diffusion. Baptisée « Fresque II », cette nouvelle version comptera sur la fidélité des participants : 85 % des comédiens amateurs seront de retour, rejoints par de nouveaux bénévoles. Chaque représentation mobilisera plus de 100 personnes, sur scène comme en coulisses. Le spectacle s’enrichira aussi de la participation du groupe Obsidienne, qui apportera une dimension musicale médiévale à cette fresque toujours ancrée dans le Moyen-Âge, mais revisitée avec des scènes inédites. Face à l’engouement du public, la capacité d’accueil sera augmentée de 60 places supplémentaires par soirée. Les écoles du territoire seront à nouveau associées au projet, notamment pour la création d’oriflammes destinées aux représentations.
La plateforme d’investissement immobilier fractionné Tantiem a ouvert vendredi 20 février une nouvelle opération portant sur les murs d’un magasin Action à Monéteau, dans la zone d’activités des Macherins au nord d’Auxerre. Fidèle à son positionnement, la startup propose aux particuliers d’investir dans un actif commercial jusque-là réservé aux investisseurs institutionnels. Le bien concerne un local de 1.289 m², détenu en pleine propriété et occupé par Action France depuis 2016. Le bail commercial 3/6/9 a été renouvelé au 1er janvier 2025, avec une indexation annuelle sur l’Indice des loyers commerciaux. Situé dans une zone attractive, à proximité immédiate de la RN6 et de l’autoroute A6, le site bénéficie d’une zone de chalandise de plus de 90.000 habitants. Action, leader européen du discount non alimentaire, revendique 16 Mds € de chiffre d’affaires en 2025 (+16,1 %) et plus de 21 M de clients hebdomadaires. Créée pour démocratiser l’accès à l’immobilier commercial, Tantiem regroupe plus de 6.000 investisseurs, 21 actifs et 21 M€ financés au 1er janvier 2026.
Salon de l’agriculture : les vins icaunais à la fête.
Au Concours général agricole, organisé samedi dernier en ouverture du Salon international de l’agriculture à Paris, les vins de l’Yonne ont brillé. Pas moins de 69 cuvées ont été médaillées, dont 22 en or, 26 en argent et 21 en bronze, confirmant la vitalité des domaines icaunais. Bourgogne Côtes d’Auxerre, Chablis Grand Cru, Saint-Bris, Bourgogne Coulanges-la-Vineuse ou encore Crémant de Bourgogne se sont ainsi illustrés.
Pour la chambre d’agriculture, ces résultats illustrent « la qualité, la rigueur et l’engagement » des vignerons du territoire, qui valorisent la richesse des appellations locales. Les dégustations, réalisées à l’aveugle par des jurés professionnels et amateurs formés, se sont tenues après une présélection conduite à Beaune. Au-delà du prestige, ces médailles constituent un levier économique. Dans un contexte tendu pour la filière, elles renforcent l’image des exploitations et soutiennent les ventes, en France comme à l’export.
Au salon de l’agriculture, les artisans bouchers font un effet boeuf !
L’équipe régionale de BFC a participé à la 7e édition du Concours national de boucherie inter-régions, organisée par la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs à l’occasion de la 62e édition du Salon, lundi 23 février. Réunissant 33 participants répartis en 11 équipes régionales, cette édition 2026 a mis à l’honneur l’art de la découpe bouchère à la française, inscrit depuis 2024 au Patrimoine culturel immatériel français. L’équipe de BFC se classe : 6e au niveau national. Chaque équipe associe un artisan confirmé, un jeune professionnel et un apprenti, et doit compter au moins une femme. L’équipe BFC était composée de : Mickaël Attinger, artisan boucher au CIFA d’Auxerre (Yonne) ; Lucas Baron, jeune boucher à la boucherie Vavon à Quarré-les-Tombes (Yonne) et Zoé Dorsan, apprentie à la Boucherie Briard à Ouanne (Yonne). Ils se sont distingués par leur travail du carré de porc, mêlant esthétisme et technicité, tradition et modernité,
À Arcy-sur-Cure, le projet de parc photovoltaïque suscite toujours la contestation.
Après plusieurs mois de procédure et une enquête publique menée à l’automne 2025, le préfet de l’Yonne a validé, le 7 janvier dernier, les permis de construire portés par l’entreprise GLHD. Cette décision marque le coup d’envoi à la réalisation du site, mais relance aussi le bras de fer avec le collectif Cure Yonne Protection. Opposée au projet depuis son lancement, l’association annonce un recours devant le tribunal administratif afin de contester les autorisations délivrées. Son président, Jean-Jacques Fasquel, estime que le rapport d’enquête publique ne reflète pas fidèlement les contributions recueillies. Selon lui, près de la moitié des avis déposés se montraient défavorables, contrairement à la conclusion favorable publiée début novembre par la commission d’enquête. Elle affirme vouloir s’appuyer sur plusieurs arguments juridiques et sur l’expertise d’un avocat spécialisé, déjà mandaté pour transmettre les premiers éléments du dossier. Le recours devra être déposé avant le 7 mars 2026. Une fois saisi, le tribunal administratif disposera de plusieurs mois pour examiner la légalité des arrêtés préfectoraux contestés.
Deux candidats potentiels à la reprise de Fralsen.
Selon une information du journal Les Échos, présentées mercredi 18 février aux salariés de Fralsen et à son dirigeant, deux offres de reprise ont finalement retenu l’attention du tribunal de commerce de Lyon, dans le cadre du redressement judiciaire du groupe ACI, qui avait racheté ce fleuron des microtechniques et de l’horlogerie en 2024.
Organisé du 9 au 11 février à la porte de Versailles, le salon Wine Paris a accueilli de nombreux professionnels icaunais de la filière viti-vinicole. Parmi eux, l’entreprise Agrafes Viti implantée à Venoy, a décroché un « V d’Or » dans la catégorie « meilleure innovation vins » lors des Vinexposium Business Awards. Cette récompense met en avant les initiatives responsables et performantes de la filière vins et spiritueux. La distinction salue une agrafe viticole dite « zéro déchet », destinée au palissage de la vigne. Commercialisé depuis le printemps 2022, ce dispositif est conçu à partir de fibres de bois naturelles, offrant une alternative durable aux agrafes plastiques traditionnellement utilisées. Déjà adoptée dans plusieurs domaines de Yonne et de Bourgogne Franche-Comté, cette innovation illustre la transition écologique à l’oeuvre dans le secteur viticole. Avec cette récompense, la PME conforte son positionnement sur les solutions écoresponsables.
Un nouveau directeur régional nord-est pour Geotec
Depuis janvier 2026, Nicolas Valenzisi occupe à Dijon le poste de directeur régional Nord-Est de Géotec, bureau d’études spécialisé en ingénierie géotechnique et environnementale. Fort de près de dix ans d’expérience au sein du groupe en tant que responsable d’agence, il a pour mission de poursuivre le développement et la structuration de cette région stratégique, berceau historique de Géotec. Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une mobilité interne, à la suite du départ en retraite de Yang Song, ancien directeur régional de la zone. Elle s’accompagne de l’intégration de Nicolas Valenzisi au Comex du groupe, aux côtés des trois autres directeurs régionaux Géotec, le groupe étant organisé autour de quatre grandes régions. Une évolution qui illustre concrètement « la politique de développement des talents du Groupe et sa volonté de renforcer la coordination stratégique à l’échelle nationale ».
(Crédits : GEOTEC)
« Cette nomination s’inscrit naturellement dans la continuité de la stratégie du groupe Géotec. Nicolas Valenzisi apporte à la région Nord-Est son dynamisme, son énergie et un regard renouvelé, au service d’un territoire auquel le groupe est profondément attaché, berceau historique de Géotec depuis sa création à Dijon en 1973. Après dix années passées au sein de l’agence Pays de Savoie, Nicolas Valenzisi connaît parfaitement le Groupe, ses métiers et ses équipes. Cette proximité avec le terrain et les collaborateurs constitue un véritable atout pour assurer une continuité managériale et accompagner, dans un esprit de confiance et de cohérence, le développement de la région Nord-Est », souligne Olivier Barnoud, président de groupe Géotec.
Face aux quelque 500 installations illégales recensées annuellement, la Chambre haute a validé, par 235 voix contre 101, une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les installations illicites des gens du voyage issue d’un groupe de travail ministériel de 2025. Le texte, porté notamment par Damien Michallet (LR), repose sur un double levier :
- Une accélération des sanctions. Le montant de l’amende forfaitaire pour occupation sans autorisation double, passant à 1.000 €. Les délais d’évacuation forcée et de recours juridique sont ramenés à 24 heures pour garantir une réponse quasi immédiate.
- Un soutien aux communes. Pour encourager la création d’aires d’accueil, celles-ci (incluant les nouvelles « aires de petit passage ») seront désormais comptabilisées dans les quotas de logements sociaux imposés aux collectivités. Le texte introduit également une responsabilité accrue de l’État : en cas d’inaction du préfet pour évacuer un terrain, l’État devra réparer les dommages causés aux collectivités. Enfin, les branchements frauduleux à l’eau et l’électricité sont désormais qualifiés d’atteintes à l’ordre public. Le projet de loi est désormais transmis à l’Assemblée nationale pour la suite de la navette parlementaire.
La société d’horticulture de l’Yonne a célébré ses 120 ans.
Le 5 février dernier, le président de la Société d’horticulture de l’Yonne, Jean Ravisé, a lancé une réflexion sur la transmission de la passion du jardinage aux jeunes générations, en préambule d’une rencontre réunissant élus, responsables associatifs et adhérents, après un rappel de l’histoire de l’association fondée en 1906. Comptant sur quelque 300 bénévoles, l’association a pour objectif de transmettre des savoir-faire divers allant du potager à l’arboriculture en passant par la floriculture, mais aussi en matière d’écologie puisque dès 1973, deux ans après la création du premier ministère de l’Environnement, et un an après la parution du « Rapport Meadows », la Société d’horticulture faisait apparaître dans ses statuts le terme « environnement ». Présent lors de la manifestation, le sénateur de l’Yonne et ancien président du comité local des « Villes et villages fleuris », Jean-Baptiste Lemoyne, a plaidé pour une plus grande implication des professionnels du secteur dans la vie de l’association.
Le magazine Forbes valide le travail de la start-up mâconnaise « 1 km à pied » en la classant dans le Top 20 des entrepreneurs préférés des Français en 2025. Plus précisément, elle se trouve en 15e position d’un classement où l’on retrouve des personnalités comme Tony Parker ou Xavier Niels. L’entreprise fondée par Laure Wagner en 2020, une ancienne de chez BlaBlacar, accompagne les entreprises et les collectivités dans la mise en oeuvre de plans de mobilité pour leurs salariés avec pour objectif de décarboner les trajets domicile-travail. La start-up, qui compte aujourd’hui onze salariés, à Mâcon et dans toute la France, poursuit son développement, preuve que la transformation des pratiques est bien en route en matière de déplacements, pour répondre à la fois à des défis économiques, réglementaires et environnementaux. Forbes récompense ainsi à la fois le parcours de l’entrepreneure et la portée innovante et engagée de son action pour les mobilités.
Université Bourgogne Europe
Samedi 28 février sur son campus du Creusot. L’événement permet de découvrir l’IUT du Creusot, le Centre Condorcet et les différentes formations universitaires (AES, STAPS, cursus Polytech). Les portes ouvertes ont lieu de 9h à 17h.
Pôle formation UIMM Franche-Comté
Le 28 février, sur ses sites de Belfort, Dole, Gevingey, Vesoul, de 9h à 13h et de Besançon et Exincourt, de 8h30 à 16h. Cette journée s’adresse aux jeunes et aux personnes en reconversion intéressées par les métiers de l’industrie : usinage, maintenance, chaudronnerie, électrotechnique, automatisme, du CAP au Bac+3, principalement en alternance.
CFA du Pays de Montbéliard
À Béthoncourt, il organise ses portes ouvertes les 27 et 28 février à 9h-12h et 13h-16h30. Les visiteurs peuvent découvrir les formations industrielles du CAP au Bac+3 et échanger avec les formateurs sur les parcours en alternance.
Pôle Formation 58 89 à Auxerre
Le 7 mars de 9h à 12h, il organise une journée portes ouvertes pour présenter ses formations techniques et industrielles, du CAP au Bac+3. Les visiteurs pourront découvrir les ateliers, rencontrer les formateurs et s’informer sur les parcours en alternance et les débouchés dans l’industrie.
ESTP
L’école d’ingénieurs spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics, organise, le 7 mars, une journée portes ouvertes (inscriptions obligatoires). Les visiteurs pourront découvrir les cursus du Bac+2 au Bac+5 et les débouchés dans le secteur de la construction et des infrastructures.
SmartCampus by CCI
Le 7 mars à Dijon, Chalon-sur-Saône et Mâcon, il ouvre ses portes pour présenter les formations en apprentissage dans la vente, le management et la gestion, du CAP au Bac+3, avec possibilité de visiter et poser des questions aux formateurs et entreprises partenaires.
L’École supérieure d’art et de design (ESADD)
Organise à Montbéliard et à Dijon des journées portes ouvertes les 7 mars, 28 mars et 25 avril, pour présenter les formations du bac au Bac+5 dans le design graphique/digital et le digital.
CFA Automobile
Le 14 avril, journées portes ouvertes à Mâcon.
Les Compagnons du Devoir
À Dijon et Besançon, ils organisent une journée portes ouvertes le 21 mars. Elle permet de découvrir les métiers artisanaux et du bâtiment, du CAP au titre professionnel, avec alternance et compagnonnage.
La vice-présidente de Dijon métropole en charge des solidarités, de l’action sociale, de l’autonomie et du handicap Françoise Tenenbaum vient d’être nommée pour siéger au conseil d’administration de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
« Cette désignation constitue une reconnaissance pleinement méritée de son engagement constant et de longue date en faveur des politiques de solidarité et de l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Son expertise, son sens du service public et sa connaissance fine des enjeux territoriaux seront des atouts précieux pour les travaux de la CNSA, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre de la branche autonomie de la Sécurité sociale. À travers cette nomination, c’est aussi l’action des collectivités locales et leur rôle central dans les politiques de solidarité qui sont reconnus au niveau national », salue le président de Dijon métropole François Rebsamen dans un communiqué.
Une nouvelle présidence à la tête du Comité Bourgogne.
Organisée le 30 janvier dernier à Beaune, l’assemblée générale du Comité des vins de Bourgogne a vu l’élection d’un nouveau comité Permanent. À sa tête, deux présidents : Laurent Delaunay (à gauche) repart en tant que représentant du négoce, alors que Michel Barraud (à droite) succède à François Labet pour la viticulture. Élus pour quatre ans, ils mèneront conjointement les travaux visant à concevoir le plan stratégique de la filière pour 2035, qui doit être voté début juillet.
Stellantis engage 7 M€ dans sa filière électrique.
Stellantis a engagé 7 M€ pour s’équiper d’un centre d’essai de batteries électriques pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. (Crédit : Stellantis.)
Grâce à un investissement de 7 M€, le site Stellantis de Sochaux Belchamp dans le Doubs se dote d’un équipement de contrôle des batteries pour véhicules électriques et hybrides. « C’est un équipement unique pour le groupe », sourit le porte-parole du groupe Stellantis qui précise « qu’avant ces opérations se faisaient en Autriche ». Après avoir débloqué 7 M€ et conduit un chantier de deux ans mené par une cinquantaine d’entreprises situées majoritairement en nord Franche-Comté, le groupe automobile s’est doté d’un « Battery Safety Lab », installé au sein de son centre d’Essai de Belchamp, près de Sochaux. Dans un bâtiment de 40 mètres de long, Stellantis dispose désormais en France de moyens d’essai pour les batteries et les véhicules électriques et hybrides.
Crash-tests extrêmes
Le site vise à les mettre en situation extrême pour garantir le respect des réglementations européennes dans deux domaines spécifiques. Dans le cadre de la propagation thermique, la réglementation impose qu’un pack batterie ne s’enflamme pas dans les cinq minutes qui suivent la détection d’un emballement thermique imprévu afin que les occupants puissent évacuer le véhicule. Le test a donc pour objectif de démontrer la résistance du pack pendant cette durée. Pour s’en assurer, l’emballement thermique d’une cellule du pack est déclenché volontairement en la chauffant excessivement. « Nous réaliserons environ 50 fois par an ces tests qui durent chaque fois au moins quatre jours. » À l’apparition des flammes, le pack batterie est immergé dans un bassin dédié de 60 m3 qui arrête les incendies induits et limite la propagation des fumées. Le bâtiment dispose également d’un système d’arrêt d’urgence et de télécommande pour garantir une sécurité maximale de l’opérateur et un système de traitement de l’air. Les tests portent ensuite sur la résistance au feu puisqu’en Europe, un pack batterie doit résister à une exposition directe puis indirecte pendant plus de deux minutes.
« Le nouveau bâtiment est situé à côté de notre installation crash-test et inscrit Belchamp dans notre démarche pour garantir la sécurité maximale à nos véhicules. On veut être maitre de nos essais et de la sécurité », insiste le porte-parole de Stellantis dont le groupe entend s’imposer comme un leader de la sécurité des batteries pour véhicules électriques. Le « Battery Safety Lab » se destine non seulement aux véhicules français mais aussi à ceux d’Allemagne et d’Italie.